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Le NDA investisseur (accord de confidentialité investisseur) encadre la divulgation d'informations sensibles par une société — le plus souvent une startup ou une PME en levée de fonds — à un investisseur potentiel (business angel, fonds de capital-risque, family office) en amont ou pendant la phase de due diligence. Il se distingue d'un NDA mutuel classique par son asymétrie : c'est en pratique la société qui divulgue l'essentiel des informations sensibles (business plan, prévisionnel financier, pipeline commercial, roadmap technologique, structure de l'actionnariat), tandis que l'investisseur ne communique généralement aucune information de même nature en retour. C'est pourquoi ce modèle est construit comme un engagement unilatéral de confidentialité à la charge de l'investisseur, plutôt que comme un accord réciproque. Pourquoi une variante dédiée : un NDA générique protège rarement les enjeux propres à une levée de fonds. Une société qui présente son dossier à plusieurs investisseurs simultanément expose des informations hautement stratégiques (métriques de croissance, marges, contrats clients, secrets de fabrication) à des acteurs qui, par leur activité même, peuvent avoir des participations ou des discussions en cours avec des concurrents directs. Le risque de fuite ou d'utilisation de ces informations à des fins autres que l'évaluation de l'investissement — par exemple pour informer une décision d'investissement dans un concurrent — justifie un encadrement précis, notamment sur l'usage strictement limité à l'évaluation de l'opportunité d'investissement. Quand l'utiliser : avant l'envoi d'un pitch deck détaillé, d'un data room, ou de tout document financier ou stratégique à un investisseur potentiel, en particulier lors d'un tour de table avec plusieurs investisseurs en parallèle. Ce document n'a pas de régime légal spécifique en droit français : il relève de la liberté contractuelle (articles 1101 et suivants du Code civil). Parties : la société qui divulgue les informations (« la Société ») et l'investisseur potentiel, personne physique ou morale (fonds, société de gestion, business angel), qui les reçoit. Clauses essentielles : une définition précise de l'information confidentielle couvrant notamment les données financières et le business plan, une limitation stricte de l'usage à la seule évaluation de l'opportunité d'investissement (interdiction d'usage à des fins concurrentielles ou pour informer un autre investissement), les exceptions légitimes usuelles, une clause encadrant la communication aux collaborateurs et conseils de l'investisseur impliqués dans l'analyse du dossier, la durée de l'obligation, la restitution ou destruction des documents en cas de décision de non-investissement, et l'absence de tout engagement d'investissement résultant de la signature du NDA. Erreurs à éviter : confondre le NDA avec une lettre d'intention ou un engagement d'investissement — il ne crée aucune obligation d'investir ; omettre de préciser que l'usage des informations est strictement limité à l'évaluation de l'investissement, ce qui laisserait la porte ouverte à une utilisation à d'autres fins ; et négliger la clause de restitution/destruction en cas de décision négative, alors que c'est le scénario le plus fréquent.
Nom ou raison sociale de la Société
Forme juridique de la Société
Adresse du siège social de la Société
Nom et qualité du représentant de la Société
Nom ou raison sociale de l'investisseur
Forme juridique de l'investisseur (si personne morale)
Adresse de l'investisseur
Objet de l'opération envisagée
Ex. : évaluation d'une prise de participation au capital de la Société dans le cadre d'une levée de fonds.
Date de signature de l'accord
Durée de l'obligation de confidentialité en années
Droit applicable
Ex. : droit français.
Juridiction compétente en cas de litige
Ex. : évaluation d'une prise de participation au capital de la Société dans le cadre d'une levée de fonds.
Ex. : droit français.