Aller au contenu principal
Certyneo

Modèle d'accord de développement conjoint gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

L'accord de développement conjoint (« joint development agreement ») encadre une collaboration entre deux ou plusieurs entités qui mettent en commun leurs ressources (techniques, humaines, financières) pour développer ensemble un produit, une technologie ou un logiciel. Son enjeu central est la répartition de la propriété intellectuelle résultant de la collaboration : à défaut de clause claire, la titularité des résultats développés conjointement peut être juridiquement incertaine et donner lieu à un régime de copropriété non anticipé, avec toutes les difficultés d'exploitation que cela suppose (voir le modèle d'accord de copropriété intellectuelle). Ce document n'a pas de régime légal spécifique en droit français : il relève de la liberté contractuelle, sous réserve des règles propres à chaque droit de propriété intellectuelle en jeu (droit d'auteur, brevet, logiciel). Quand l'utiliser : lorsque deux entreprises, ou une entreprise et un laboratoire, un indépendant ou un partenaire technique, décident de développer conjointement un produit ou une technologie nouvelle, en mettant en commun des apports (savoir-faire préexistant, financement, moyens humains) et en se répartissant les tâches de développement. Parties : les partenaires au développement conjoint, personnes morales ou physiques, dont les apports respectifs (préexistants et nouveaux) doivent être clairement distingués. Clauses essentielles : la description précise du projet et des livrables attendus, la distinction entre le savoir-faire préexistant de chaque partenaire (« background IP », qui reste sa propriété) et les résultats nouveaux issus de la collaboration (« foreground IP »), le régime de titularité applicable à ces résultats nouveaux (propriété exclusive d'un partenaire, copropriété, ou attribution selon la contribution de chacun), les modalités d'exploitation des résultats par chaque partenaire (licence croisée, exclusivité sur un domaine d'application), la répartition des coûts de développement et de dépôt de titres de propriété industrielle, la confidentialité réciproque, et le sort du projet en cas d'échec ou de résiliation anticipée. Erreurs à éviter : ne pas distinguer le savoir-faire préexistant des résultats nouveaux, ce qui peut conduire un partenaire à perdre le contrôle de technologies qu'il maîtrisait avant la collaboration ; laisser dans le flou la titularité des résultats, source de blocage lorsque vient le temps de les exploiter ou de les breveter ; et omettre une clause de résiliation anticipée précisant le sort des travaux déjà réalisés en cas d'échec du projet commun.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale du Partenaire A

  • Adresse du Partenaire A

  • Nom ou raison sociale du Partenaire B

  • Adresse du Partenaire B

  • Description du projet de développement conjoint

  • Livrables attendus et répartition des tâches

  • Savoir-faire préexistant apporté par le Partenaire A

  • Savoir-faire préexistant apporté par le Partenaire B

  • Régime de titularité applicable aux résultats nouveaux

    Ex. : copropriété à parts égales, propriété exclusive d'un partenaire avec licence à l'autre, attribution selon le domaine d'application.

  • Modalités d'exploitation des résultats par chaque partenaire

  • Répartition des coûts de développement et de dépôt de titres

  • Durée prévisionnelle du projet

  • Date de signature de l'accord

  • Droit applicable

  • Juridiction compétente en cas de litige

Personnalisez votre modèle

Ex. : copropriété à parts égales, propriété exclusive d'un partenaire avec licence à l'autre, attribution selon le domaine d'application.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un accord de développement conjoint ?
C'est un contrat par lequel deux ou plusieurs partenaires mettent en commun leurs ressources pour développer ensemble un produit ou une technologie, et organisent par avance la répartition de la propriété intellectuelle qui en résultera.
Qu'est-ce que le savoir-faire préexistant (background IP) et pourquoi le distinguer des résultats nouveaux ?
Le savoir-faire préexistant désigne les technologies et droits détenus par chaque partenaire avant la collaboration. Il est essentiel de le lister dès le départ pour éviter qu'il ne soit involontairement partagé ou transféré au titre des résultats issus de la collaboration (foreground IP).
Qui devient propriétaire des résultats développés conjointement ?
Cela dépend entièrement de ce que prévoit l'accord : copropriété à parts égales, propriété exclusive d'un partenaire avec licence à l'autre, ou attribution selon le domaine d'application ou la contribution de chacun. En l'absence de clause claire, la situation peut être juridiquement incertaine.
Un accord de développement conjoint remplace-t-il un NDA ?
Non, il l'englobe généralement en y intégrant une clause de confidentialité, mais il va plus loin en organisant aussi la répartition de la propriété intellectuelle des résultats et les modalités de collaboration technique.
Que se passe-t-il si le projet échoue avant son terme ?
L'accord doit prévoir le sort des résultats déjà obtenus en cas de résiliation anticipée. À défaut de clause spécifique, le régime de titularité prévu pour les résultats finaux s'applique en principe aux résultats intermédiaires déjà produits.
Faut-il un accord distinct pour chaque brevet déposé conjointement ?
L'accord de développement conjoint peut poser le principe de la répartition des droits, mais un dépôt de brevet en copropriété nécessite en pratique un règlement de copropriété dédié (voir le modèle d'accord de copropriété intellectuelle) précisant les modalités d'exploitation du brevet une fois délivré.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.