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Le NDA salarié (accord ou engagement de confidentialité du salarié) formalise l'obligation de confidentialité d'un salarié envers son employeur concernant les informations sensibles auxquelles il a accès dans l'exercice de ses fonctions : données financières, clients, procédés techniques, projets stratégiques non publics. Pourquoi une variante dédiée : en droit du travail français, une obligation de discrétion et de loyauté envers l'employeur existe déjà de façon implicite pendant l'exécution du contrat de travail, découlant notamment de l'obligation générale de bonne foi contractuelle (article L1222-1 du Code du travail). Le présent document ne crée donc pas cette obligation ex nihilo : il la formalise et en précise le périmètre pendant la relation de travail, et surtout l'étend explicitement après la rupture du contrat de travail, période pour laquelle l'obligation implicite de loyauté cesse en principe de s'appliquer. C'est ce prolongement post-contractuel qui justifie un document écrit et distinct d'un simple rappel des obligations issues du contrat de travail lui-même. Distinction essentielle avec la clause de non-concurrence : le NDA salarié protège la confidentialité d'informations — il interdit leur divulgation ou leur utilisation en dehors du cadre autorisé, mais il n'interdit pas au salarié de travailler ensuite pour un concurrent ou d'exercer une activité similaire. La clause de non-concurrence, à l'inverse, restreint la liberté du salarié de travailler pour un concurrent ou d'exercer une activité concurrente après la rupture du contrat ; pour être valable, elle doit être limitée dans le temps et l'espace, être justifiée par les intérêts légitimes de l'entreprise, et — condition impérative en jurisprudence constante de la Cour de cassation — être assortie d'une contrepartie financière. Un engagement de confidentialité, lui, n'a pas à être rémunéré par une contrepartie financière spécifique, ce qui en fait un outil plus simple à mettre en œuvre lorsque l'objectif est uniquement de protéger des informations, sans restreindre la liberté de travailler du salarié. Quand l'utiliser : à l'embauche d'un salarié amené à accéder à des informations sensibles (cadres, personnel technique, commercial ou stratégique), ou en cours de contrat lorsque le poste évolue vers de telles responsabilités. Ce document complète le contrat de travail sans s'y substituer. Parties : l'employeur et le salarié, dans le cadre de leur relation de travail. Clauses essentielles : une définition précise de l'information confidentielle propre à l'activité de l'employeur, la confirmation de l'obligation de confidentialité pendant l'exécution du contrat de travail, l'extension explicite de cette obligation après la rupture du contrat pour une durée déterminée, les exceptions légitimes usuelles, une clause précisant que l'obligation de confidentialité ne constitue pas une clause de non-concurrence et n'emporte aucune restriction à la liberté du salarié d'exercer une nouvelle activité professionnelle, et la restitution des documents et supports à la fin du contrat. Erreurs à éviter : rédiger une clause tellement large qu'elle produit en pratique les effets d'une clause de non-concurrence sans en respecter le formalisme (limitation dans le temps et l'espace, contrepartie financière) — un tel excès expose au risque de requalification par le juge et à l'annulation de la clause ; omettre de préciser la durée de l'obligation après la rupture du contrat, ce qui affaiblit son opposabilité ; et confondre cet engagement avec une clause de propriété intellectuelle sur les inventions de salarié, qui relève d'un régime distinct (notamment articles L611-7 et suivants du Code de la propriété intellectuelle pour les inventions de salariés).
Nom ou raison sociale de l'employeur
Forme juridique de l'employeur
Adresse du siège social de l'employeur
Nom et qualité du représentant de l'employeur
Nom et prénom du salarié
Adresse du salarié
Poste occupé par le salarié
Date du contrat de travail concerné
Date de signature du présent engagement
Durée de l'obligation de confidentialité après la rupture du contrat, en années
Droit applicable
Ex. : droit français.
Juridiction compétente en cas de litige
Ex. : droit français.