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Le reçu pour solde de tout compte est le document par lequel l'employeur fait l'inventaire des sommes versées au salarié à l'occasion de la rupture de son contrat de travail, quelle que soit la cause de cette rupture (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD). Il est régi par l'article L1234-20 du Code du travail. Effet libératoire limité : le reçu n'a d'effet libératoire pour l'employeur que pour les sommes qui y sont expressément mentionnées. Toute somme due au salarié mais omise du reçu (par exemple une prime, un rappel d'heures supplémentaires, ou une indemnité non intégralement calculée) reste réclamable par le salarié sans limitation liée à la signature du reçu, sous réserve des délais de prescription de droit commun applicables aux créances salariales. Il est donc essentiel que le détail des sommes versées (salaire, indemnité de congés payés, indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, indemnité compensatrice de préavis le cas échéant, etc.) soit exhaustif et précis, ligne par ligne, pour que l'effet libératoire produise ses pleins effets. Dénonciation dans les 6 mois : le salarié peut dénoncer le reçu pour solde de tout compte dans les six mois suivant sa signature, par lettre recommandée avec accusé de réception. Passé ce délai, il ne peut plus contester les sommes qui y figurent expressément — mais conserve la possibilité de réclamer les sommes qui n'y figuraient pas. La dénonciation doit être motivée : une contestation générale et non circonstanciée peut être jugée insuffisante par les tribunaux. Signature non obligatoire : la signature du reçu par le salarié n'est pas une condition de la rupture du contrat de travail ni du versement des sommes dues. Un salarié peut refuser de signer sans que cela remette en cause la rupture ; dans ce cas, le document n'a aucun effet libératoire et l'ensemble des sommes reste contestable dans les délais de prescription de droit commun (en principe 3 ans en matière de salaire, à compter du jour où le salarié a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son droit). Quand l'utiliser : à la fin de toute relation de travail, quelle qu'en soit la cause, au moment de la remise des documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation France Travail). Erreurs à éviter : établir un reçu incomplet ou approximatif alors que l'exhaustivité conditionne son effet libératoire ; présenter la signature comme une condition du versement du solde de tout compte ; et omettre d'informer le salarié de son droit de dénonciation dans les six mois, qui n'a pas à figurer obligatoirement sur le document mais dont la connaissance protège les deux parties d'un contentieux évitable.
Nom ou raison sociale de l'employeur
Nom et prénom du salarié
Intitulé du poste occupé
Date d'entrée dans l'entreprise
Date de fin du contrat de travail
Motif de la rupture (démission, licenciement, rupture conventionnelle...)
Détail ligne par ligne des sommes versées
Doit être exhaustif : salaire, indemnité de congés payés, indemnité de rupture, préavis, primes, etc. Toute somme omise reste réclamable sans limite liée au reçu.
Montant total net versé
Date d'établissement du reçu
Doit être exhaustif : salaire, indemnité de congés payés, indemnité de rupture, préavis, primes, etc. Toute somme omise reste réclamable sans limite liée au reçu.