Aller au contenu principal
Certyneo

Modèle d'accord de confidentialité salarié gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

L'accord de confidentialité salarié (aussi appelé clause ou avenant de confidentialité) formalise l'engagement d'un salarié à ne pas divulguer les informations sensibles auxquelles il a accès dans l'exercice de ses fonctions : secrets d'affaires, données clients, procédés techniques, informations financières, projets en cours. Il peut être intégré au contrat de travail dès l'embauche ou faire l'objet d'un document séparé signé en cours d'exécution du contrat, par exemple lors de l'accès à un projet sensible. Important : une clause de confidentialité n'est pas une clause de non-concurrence. Elle ne restreint pas la liberté du salarié de travailler pour un concurrent après son départ, elle l'oblige seulement à ne pas divulguer des informations précises. À ce titre, contrairement à la clause de non-concurrence, elle n'a pas à être assortie d'une contrepartie financière pour être valable. En revanche, pour rester licite et ne pas être requalifiée en clause de non-concurrence déguisée, elle doit rester raisonnablement délimitée : porter sur des informations identifiables (et non sur « toute information » de façon indéfinie), et être limitée dans le temps — une durée illimitée ou manifestement excessive après la rupture du contrat expose la clause à une contestation devant le juge. Quand l'utiliser : pour tout salarié ayant accès à des informations sensibles (R&D, commercial, direction, informatique), en complément du secret professionnel général et de l'obligation de loyauté qui s'imposent déjà à tout salarié pendant l'exécution du contrat (articles L1222-1 et suivants du Code du travail, obligation de bonne foi). Parties : l'employeur et le salarié. Clauses essentielles : la définition précise des informations confidentielles visées, la durée de l'engagement (pendant le contrat et, le cas échéant, après sa rupture), les exceptions légales (obligations de dénonciation, alerte professionnelle, demandes de l'administration ou de la justice), les conséquences d'un manquement (faute pouvant justifier une sanction disciplinaire, voire un licenciement, et engager la responsabilité civile du salarié), et le sort des documents et supports contenant ces informations en fin de contrat. Erreurs à éviter : une définition trop vague des informations couvertes (« toute information relative à l'entreprise »), qui rend la clause difficilement opposable et risque de la transformer en restriction déguisée à la liberté du travail ; une durée post-contractuelle disproportionnée sans lien avec la nature réelle des informations ; l'absence de rappel des protections légales du salarié (droit d'alerte, lanceur d'alerte, loi n°2016-1691 dite « Sapin II », et secret des affaires régi par les articles L151-1 et suivants du Code de commerce). Ce modèle est un point de départ rédactionnel et ne remplace pas une relecture juridique adaptée à la situation de l'entreprise.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale de l'employeur

  • Forme juridique de l'employeur

  • Adresse de l'employeur

  • Numéro SIRET de l'employeur

  • Nom et prénom du salarié

  • Adresse du salarié

  • Poste occupé par le salarié

  • Date du contrat de travail concerné

    À renseigner si cet accord est un avenant à un contrat existant.

  • Description des informations confidentielles visées

    Ex. : données clients, procédés de fabrication, code source, données financières non publiques, projets en cours.

  • Durée de l'engagement après la rupture du contrat (en mois)

    Laisser vide si aucun engagement post-contractuel n'est prévu. Doit rester raisonnable et proportionnée.

  • Date de signature

Personnalisez votre modèle

À renseigner si cet accord est un avenant à un contrat existant.

Ex. : données clients, procédés de fabrication, code source, données financières non publiques, projets en cours.

Laisser vide si aucun engagement post-contractuel n'est prévu. Doit rester raisonnable et proportionnée.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

L'accord de confidentialité doit-il prévoir une contrepartie financière ?
Non. Contrairement à la clause de non-concurrence, la clause de confidentialité n'a pas à être assortie d'une contrepartie financière, car elle ne restreint pas la liberté du salarié de retrouver un emploi. Elle doit toutefois rester raisonnablement délimitée dans son objet et sa durée pour ne pas être requalifiée en restriction déguisée à la liberté du travail.
Quelle différence avec une clause de non-concurrence ?
La clause de confidentialité interdit uniquement la divulgation d'informations précises, sans empêcher le salarié de travailler pour un concurrent. La clause de non-concurrence, elle, restreint la liberté d'exercer une activité professionnelle après la rupture du contrat et doit, pour être valable, être limitée dans le temps et l'espace, justifiée par les intérêts légitimes de l'entreprise, et assortie d'une contrepartie financière.
L'accord peut-il s'appliquer indéfiniment après le départ du salarié ?
Une durée illimitée est risquée juridiquement : une clause de confidentialité doit rester proportionnée à la nature des informations concernées. Une durée déterminée et raisonnable (par exemple quelques mois à quelques années selon la sensibilité des informations) est préférable pour limiter le risque de contestation.
Cet accord protège-t-il automatiquement les secrets d'affaires de l'entreprise ?
L'accord renforce la preuve d'un engagement contractuel, mais la protection légale des secrets d'affaires relève avant tout des articles L151-1 et suivants du Code de commerce, qui exigent notamment que l'information ait une valeur commerciale et fasse l'objet de mesures de protection raisonnables, indépendamment de tout accord signé.
Un salarié lanceur d'alerte reste-t-il protégé malgré cet accord ?
Oui. Aucun accord de confidentialité ne peut priver un salarié des protections légales attachées au statut de lanceur d'alerte (loi Sapin II) ni de son droit d'alerte professionnelle. Toute clause qui tenterait de l'en priver serait inopposable sur ce point.
Que se passe-t-il si le salarié ne restitue pas les documents à son départ ?
Le défaut de restitution constitue un manquement contractuel pouvant engager la responsabilité du salarié et, selon les circonstances, être qualifié pénalement (par exemple en cas d'usage frauduleux des documents), indépendamment des suites données à la relation de travail elle-même.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.