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L'offre d'achat immobilier est l'acte par lequel un candidat acquéreur manifeste par écrit sa volonté ferme d'acheter un bien à un prix déterminé, à charge pour le vendeur de l'accepter ou de la refuser. Elle relève du droit commun des contrats (articles 1113 et suivants du Code civil, relatifs à la formation du contrat par la rencontre d'une offre et d'une acceptation) : dès lors que le vendeur accepte l'offre dans les termes proposés, la vente est en principe réputée parfaite entre les parties quant à la chose et au prix, même si un compromis ou une promesse de vente reste à signer pour en organiser les modalités. Ce point est essentiel et trop souvent méconnu des particuliers : contrairement à une idée répandue, une offre d'achat acceptée par le vendeur n'est pas un simple engagement moral. Elle peut engager juridiquement son auteur, qui s'expose, en cas de rétractation postérieure à l'acceptation, à devoir indemniser le vendeur de son préjudice, sauf à bénéficier d'une clause de rétractation ou d'une condition suspensive qui n'aurait pas été levée. Le vendeur, en revanche, reste libre de refuser l'offre ou de la contre-proposer tant qu'il ne l'a pas acceptée. Distinction avec le compromis et la promesse de vente : l'offre d'achat est un acte unilatéral et préalable, qui précède en pratique la signature du compromis ou de la promesse de vente. Une fois l'offre acceptée par le vendeur, les parties formalisent généralement leur accord dans un compromis de vente (promesse synallagmatique) ou une promesse unilatérale de vente, actes plus complets qui organisent les conditions suspensives, le calendrier et les modalités précises de la transaction. L'offre d'achat n'a donc pas vocation à se substituer à ces actes, mais à les précéder. Quand l'utiliser : dès qu'un candidat acquéreur souhaite formaliser par écrit son intention d'acheter un bien à un prix déterminé, à la suite d'une visite, plutôt que de rester sur un engagement oral dont la portée juridique est incertaine. Clauses essentielles : la désignation précise du bien, le prix proposé et sa durée de validité (délai pendant lequel le vendeur peut accepter), les conditions suspensives éventuelles (obtention d'un prêt notamment, qui reste normalement du domaine du compromis mais peut être anticipée dans l'offre), la mention claire des conséquences de l'acceptation par le vendeur, et le cas échéant une clause de caducité automatique si l'offre n'est pas acceptée dans le délai imparti. Erreurs à éviter : formuler une offre sans délai de validité, ce qui laisse planer une incertitude sur sa durée d'engagement ; ne pas prévoir les conditions suspensives essentielles (financement notamment) alors qu'elles conditionnent la capacité réelle de l'acquéreur à finaliser l'achat ; sous-estimer la portée juridique de l'acceptation par le vendeur, en pensant à tort pouvoir se rétracter librement après coup. Ce modèle constitue une base de rédaction et ne dispense pas d'une vérification par un professionnel du droit ou de l'immobilier, notamment sur la rédaction des conditions suspensives et sur les conséquences exactes de l'acceptation de l'offre par le vendeur.
Nom de l'acquéreur (auteur de l'offre)
Adresse de l'acquéreur
Nom du vendeur (destinataire de l'offre)
Adresse du vendeur
Désignation du bien (nature, surface, composition, référence cadastrale)
Adresse du bien
Prix proposé
Délai de validité de l'offre
Ex. : 8 jours à compter de la réception de l'offre.
Condition suspensive d'obtention d'un prêt
À préciser si l'acquéreur finance l'achat par un crédit.
Montant de l'emprunt envisagé
Autres conditions suspensives envisagées
Ex. : absence de servitude, obtention d'un permis, purge de préemption.
Date de rédaction de l'offre
Ex. : 8 jours à compter de la réception de l'offre.
À préciser si l'acquéreur finance l'achat par un crédit.
Ex. : absence de servitude, obtention d'un permis, purge de préemption.