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Le contrat de concession commerciale est l'accord par lequel un concédant réserve à un concessionnaire, sur un territoire déterminé et le plus souvent en exclusivité, la revente de ses produits, en contrepartie d'engagements du concessionnaire portant sur l'image de marque, les objectifs de vente et parfois des investissements spécifiques (aménagement de points de vente aux normes du concédant, stocks minimaux, personnel formé). Il est particulièrement répandu dans la distribution automobile et l'équipement, où l'intensité de l'intégration au réseau du concédant est plus forte que dans une simple distribution exclusive classique. Cadre légal : comme le contrat de distribution, la concession commerciale n'est pas un contrat nommé par le Code civil ou le Code de commerce et relève de la liberté contractuelle (articles 1101 et suivants du Code civil). Elle est en revanche fortement encadrée par le droit de la concurrence : l'article L442-1 I du Code de commerce sanctionne le fait de soumettre le concessionnaire à des obligations créant un déséquilibre significatif (objectifs irréalistes, investissements imposés sans contrepartie ni visibilité sur la durée du contrat), et l'article L442-1 II sanctionne la rupture brutale d'une relation commerciale établie — un risque accru dans la concession en raison de l'ampleur des investissements souvent réalisés par le concessionnaire à la demande du concédant, ce qui justifie généralement un préavis de rupture plus long que dans une distribution classique. Quand l'utiliser : pour structurer une relation de revente exclusive sur un territoire donné, impliquant une forte intégration du concessionnaire au réseau et à l'image du concédant (normes d'aménagement, formation, objectifs de vente). Parties : le concédant, titulaire de la marque ou des produits, et le concessionnaire, qui les revend sur le territoire concédé selon les standards du concédant. Clauses essentielles : la définition du territoire et de l'exclusivité ; les obligations d'image et de standards imposées au concessionnaire (aménagement, communication) ; les objectifs de vente et leurs conséquences en cas de non-atteinte ; les investissements spécifiques exigés du concessionnaire et leur amortissement sur la durée du contrat ; la durée et le préavis de résiliation, proportionné à l'ampleur des investissements réalisés ; et une clause de non-concurrence post-contractuelle strictement encadrée. Erreurs à éviter : imposer des investissements lourds au concessionnaire sans garantir une durée de contrat suffisante pour les amortir, ce qui expose à un risque de déséquilibre significatif ; rompre la relation avec un préavis insuffisant au regard de l'ampleur des investissements du concessionnaire et de la durée de la relation, exposant à une action en rupture brutale ; et omettre de préciser le sort du stock de produits et des équipements aux couleurs du concédant à l'issue du contrat.
Nom ou raison sociale du concédant
Numéro SIREN du concédant
Adresse du concédant
Nom ou raison sociale du concessionnaire
Numéro SIREN du concessionnaire
Adresse du concessionnaire
Produits concernés par la concession
Territoire concédé en exclusivité
Normes d'aménagement et d'image imposées
Ex. : agencement du point de vente, signalétique, formation du personnel.
Objectifs de vente annuels
Investissements spécifiques demandés au concessionnaire
Durée du contrat
Préavis de résiliation
À adapter à la durée de la relation et à l'ampleur des investissements réalisés par le concessionnaire (article L442-1 II du Code de commerce).
Durée de la clause de non-concurrence post-contractuelle
Date de signature
Ex. : agencement du point de vente, signalétique, formation du personnel.
À adapter à la durée de la relation et à l'ampleur des investissements réalisés par le concessionnaire (article L442-1 II du Code de commerce).