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Le contrat de courtage est l'accord par lequel un courtier met en relation deux parties en vue de la conclusion d'un contrat entre elles (vente, prestation, financement), moyennant une commission de courtage due en cas de succès de sa mission. À la différence de l'agent commercial ou du commissionnaire, le courtier ne représente aucune des parties et ne conclut jamais le contrat en leur nom : son rôle se limite à la mise en relation et, le cas échéant, à un rôle de conseil et de facilitation dans la négociation, sans pouvoir de décision. Cadre légal : le courtage commercial de droit commun relève de la liberté contractuelle (articles 1101 et suivants du Code civil) et, lorsque le courtier est un professionnel intervenant à titre habituel entre commerçants, des règles générales du Code de commerce applicables aux relations commerciales (notamment la prohibition du déséquilibre significatif de l'article L442-1 I et de la rupture brutale de l'article L442-1 II pour les relations durables). Attention : certaines activités de courtage sont réglementées par des statuts spécifiques et ne relèvent pas de ce modèle générique — le courtage d'assurance est encadré par le Code des assurances (immatriculation à l'ORIAS obligatoire), le courtage immobilier par la loi Hoguet, et le courtage en financement participatif par des dispositions du Code monétaire et financier. Ce modèle vise le courtage commercial général (mise en relation entre entreprises, apport d'affaires ponctuel), non les activités réglementées. Quand l'utiliser : pour formaliser une mission de mise en relation entre deux parties en vue de la conclusion d'une opération commerciale, en dehors des activités de courtage réglementées. Parties : le donneur d'ordre (celui qui sollicite la mise en relation) et le courtier, qui recherche et met en relation les parties intéressées. Clauses essentielles : la définition précise de la mission de courtage et de l'opération recherchée ; le caractère exclusif ou non de la mission ; les conditions de la commission (taux ou montant, fait générateur — signature du contrat, réalisation de l'opération) ; le sort de la commission si l'opération se conclut après la fin de la mission mais grâce à l'intervention du courtier (clause de survivance limitée dans le temps) ; et la durée de la mission. Erreurs à éviter : ne pas préciser le fait générateur exact de la commission (signature du contrat, versement du prix, réalisation effective de l'opération), ce qui est source de litiges récurrents ; omettre une clause de survivance limitée pour les opérations conclues peu après la fin de la mission mais résultant de l'entremise du courtier ; et confondre courtage commercial général et courtage réglementé (assurance, immobilier), ce qui expose à l'exercice illégal d'une activité réglementée si les conditions d'habilitation spécifiques ne sont pas remplies.
Nom ou raison sociale du donneur d'ordre
Numéro SIREN du donneur d'ordre
Adresse du donneur d'ordre
Nom ou raison sociale du courtier
Numéro SIREN du courtier
Adresse du courtier
Description de l'opération recherchée
Ex. : recherche d'un acheteur pour un fonds de commerce, mise en relation avec des fournisseurs.
Caractère exclusif de la mission
Exclusive ou non exclusive.
Taux ou montant de la commission de courtage
Fait générateur de la commission
Ex. : signature du contrat entre les parties mises en relation.
Durée de la clause de survivance après la fin de la mission
Durée de la mission de courtage
Date de signature
Ex. : recherche d'un acheteur pour un fonds de commerce, mise en relation avec des fournisseurs.
Exclusive ou non exclusive.
Ex. : signature du contrat entre les parties mises en relation.