Modèle de contrat de création graphique gratuit
Présentation
Le contrat de création graphique encadre une commande de logo, d'identité visuelle, d'illustration, de packaging ou de tout autre visuel confiée à un graphiste ou designer indépendant par un client (entreprise ou particulier). Son enjeu central est le droit d'auteur : en application de l'article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle, ce droit naît automatiquement sur la tête du créateur dès la création de l'œuvre, même commandée et intégralement payée. Sans cession écrite, le client n'acquiert donc aucun droit d'exploitation sur le visuel livré — tout au plus la propriété du support matériel le cas échéant. La cession des droits d'auteur obéit à un formalisme strict fixé par l'article L131-3 du même code : chaque droit cédé (reproduction, représentation, adaptation...) doit faire l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession, précisant son étendue, sa destination, le lieu et la durée d'exploitation. Une cession rédigée en termes généraux (« tous droits cédés ») est fragile juridiquement et peut être jugée insuffisante. Le droit moral du créateur — droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre — reste quant à lui toujours inaliénable et incessible, quelle que soit l'étendue de la cession des droits patrimoniaux. Quand l'utiliser : pour toute commande de création graphique (logo, charte graphique, illustration, packaging, identité visuelle, supports print ou digitaux) confiée à un graphiste ou designer professionnel indépendant. Parties : le client (entreprise ou particulier) et le graphiste ou designer indépendant, dont le statut juridique doit être précisé. Clauses essentielles : une description précise de la création commandée et de son usage prévu, le nombre de propositions et de révisions incluses dans la prestation, une cession détaillée des droits d'exploitation conforme à l'article L131-3 CPI (mode d'exploitation, étendue, destination, territoire et durée), la mention du droit moral du créateur — en principe le droit à la paternité de l'œuvre, sauf accord contraire limité et justifié par l'usage (par exemple un logo intégré à une identité de marque), les modalités de rémunération, le délai de livraison, et une garantie d'originalité par laquelle le créateur atteste que la création ne porte pas atteinte aux droits de tiers. Erreurs à éviter : l'absence de cession écrite et précise des droits — le client ne peut alors pas légalement exploiter le logo ou le visuel créé, même s'il l'a payé ; une cession rédigée de façon trop vague, ne détaillant pas chaque mode d'exploitation autorisé (impression, usage digital, dérivés, territoire, durée) ; et l'oubli du droit moral, qui demeure incessible même lorsque l'usage commercial de l'œuvre est intégralement cédé.
Informations à personnaliser
Nom ou raison sociale du client
Adresse du client
Nom ou raison sociale du graphiste / designer
Statut juridique du graphiste / designer
Ex. : auto-entrepreneur, entreprise individuelle, société (SASU, EURL...).
Adresse du graphiste / designer
Description précise de la création commandée
Ex. : logo, charte graphique, illustration, packaging...
Nombre de propositions et de révisions incluses
Étendue des droits cédés
Détailler chaque mode d'exploitation : reproduction, représentation, adaptation...
Durée de la cession des droits
Territoire de la cession des droits
Montant de la rémunération
Délai de livraison
Date de signature du contrat
Personnalisez votre modèle
Ex. : auto-entrepreneur, entreprise individuelle, société (SASU, EURL...).
Ex. : logo, charte graphique, illustration, packaging...
Détailler chaque mode d'exploitation : reproduction, représentation, adaptation...
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- Le client est-il automatiquement propriétaire du logo qu'il a commandé et payé ?
- Non. En application de l'article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle, le droit d'auteur naît automatiquement sur la tête du graphiste dès la création, même commandée et payée. Sans cession écrite des droits d'exploitation, le client ne peut pas légalement exploiter le logo, même s'il en a réglé le prix.
- Que doit préciser une cession de droits d'auteur pour être valable ?
- L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose que chaque droit cédé (reproduction, représentation, adaptation...) fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession, précisant son étendue, sa destination, le lieu et la durée d'exploitation. Une cession générale et imprécise (« tous droits cédés ») est juridiquement fragile.
- Qu'est-ce que le droit moral et peut-on y renoncer ?
- Le droit moral protège le lien personnel entre le créateur et son œuvre : droit au respect de son nom, de sa qualité et de l'intégrité de l'œuvre. Il est inaliénable et incessible : on ne peut jamais y renoncer totalement, même dans le cadre d'une cession complète des droits d'exploitation commerciale.
- Combien de révisions sont généralement incluses dans une prestation graphique ?
- Il n'existe pas de règle légale : le nombre de propositions initiales et de séries de révisions incluses doit être précisé dans le contrat. Au-delà de ce nombre convenu, les révisions supplémentaires font en général l'objet d'un devis complémentaire.
- Le graphiste peut-il réutiliser la création dans son portfolio ?
- Cela dépend de l'étendue de la cession des droits convenue. Si le contrat ne prévoit pas cette réserve, le Créateur reste en principe libre d'exposer sa réalisation à des fins de démonstration de son savoir-faire, sauf clause de confidentialité ou d'exclusivité contraire.
- La cession des droits est-elle valable sans limite de durée ou de territoire ?
- Non : conformément à l'article L131-3 CPI, la durée et le territoire d'exploitation doivent être expressément mentionnés dans la cession. À défaut de précision, la cession peut être jugée limitée ou inopposable pour les usages non couverts.
- Que se passe-t-il si le client utilise le visuel sans cession écrite des droits ?
- Le client s'expose à une action en contrefaçon de la part du graphiste, même s'il a payé la prestation de création. Le paiement de la création ne vaut pas cession des droits d'exploitation : ces deux éléments sont juridiquement distincts.
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Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 29 août 2026
- Pays
- FR
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.