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Le contrat de prêt de véhicule formalise la mise à disposition gratuite d'un véhicule par son propriétaire (le prêteur) au bénéfice d'un emprunteur, pour une durée déterminée ou pour un usage déterminé, sans contrepartie financière. Ce type de prêt, dès lors qu'il est consenti à titre gratuit, relève juridiquement du prêt à usage, également appelé commodat, régi par les articles 1875 et suivants du Code civil — régime distinct de la location, qui suppose toujours une contrepartie financière, même symbolique. Le commodat impose à l'emprunteur des obligations précises que le Code civil définit de manière supplétive, mais qu'il est vivement recommandé d'expliciter dans un écrit : l'emprunteur doit veiller à la conservation du véhicule en bon père de famille (article 1880 du Code civil), ne peut s'en servir qu'à l'usage déterminé par sa nature ou par la convention, et doit le restituer au terme convenu (article 1888). Contrairement à un dépositaire, l'emprunteur d'un prêt à usage répond, en principe, de la perte de la chose survenue même par cas fortuit, sauf s'il prouve que cette perte serait également survenue si la chose ne lui avait pas été prêtée, ou si l'urgence l'a contraint à privilégier le sauvetage de la chose empruntée au détriment de la sienne propre (article 1881 du Code civil) — un régime de responsabilité plus lourd qu'on ne l'imagine souvent pour un prêt entre proches. Quand l'utiliser : pour tout prêt gratuit d'un véhicule entre particuliers (prêt à un proche, à un ami, à un membre de la famille), pour une durée déterminée ou pour un usage précis (trajet ponctuel, dépannage, période de vacances). Parties : le prêteur (propriétaire du véhicule) et l'emprunteur. Clauses essentielles : la désignation du véhicule (marque, modèle, immatriculation, kilométrage au départ), la durée du prêt ou l'usage précis pour lequel il est consenti, l'obligation pour l'emprunteur de disposer d'un permis de conduire valide, la vérification de la couverture d'assurance du véhicule pour un conducteur autre que le propriétaire habituel (la plupart des contrats d'assurance automobile couvrent le prêt occasionnel du véhicule, mais il est recommandé de le vérifier, notamment en cas de prêt répété ou prolongé), les conditions de restitution, et le rappel du régime de responsabilité de l'emprunteur en cas de dommage ou de perte du véhicule. Points de vigilance : à la différence d'un simple service entre proches, un écrit formalisant le prêt permet d'éviter toute ambiguïté sur la durée, l'usage autorisé et la répartition des frais (carburant, péage, amendes) ; il est également essentiel de vérifier que l'assurance du véhicule prêté couvre bien la conduite par l'emprunteur, en particulier si le prêt se prolonge au-delà d'un usage strictement ponctuel, certains contrats limitant la couverture d'un conducteur occasionnel dans le temps. Erreurs à éviter : assimiler à tort le prêt gratuit à une simple tolérance sans cadre, alors que l'emprunteur engage sa responsabilité de plein droit en cas de perte du véhicule même accidentelle, sauf circonstances particulières prévues par la loi ; ne pas vérifier la couverture d'assurance avant de prêter le véhicule ; omettre de préciser la répartition des amendes en cas d'infraction commise par l'emprunteur.
Nom du prêteur
Adresse du prêteur
Nom de l'emprunteur
Adresse de l'emprunteur
Numéro de permis de conduire de l'emprunteur
Marque et modèle du véhicule
Numéro d'immatriculation
Kilométrage au compteur au départ
Usage précis ou durée du prêt
Ex. : trajet précis, dépannage, période déterminée.
Couverture d'assurance vérifiée pour l'emprunteur
Répartition des frais (carburant, péage)
Date de début du prêt
Date de restitution prévue
Date de signature
Ex. : trajet précis, dépannage, période déterminée.