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AVERTISSEMENT IMPORTANT : ce document est une trame préparatoire destinée à structurer les discussions préalables à une rupture conventionnelle. Ce n'est ni le formulaire administratif officiel (Cerfa) ni un document destiné à être signé tel quel. Il doit impérativement servir de base de travail à faire valider — idéalement avec l'appui d'un conseil (avocat, expert-comptable, organisation syndicale ou conseiller du salarié) — avant toute signature de la convention définitive et tout dépôt de la demande d'homologation. Qu'est-ce que la rupture conventionnelle : régie par les articles L1237-11 et suivants du Code du travail, la rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du contrat à durée indéterminée, exclusif du licenciement et de la démission, par lequel l'employeur et le salarié conviennent en commun des conditions de la rupture de leur relation de travail. Elle ne peut être imposée par l'une des parties à l'autre et suppose un consentement libre et éclairé des deux côtés. Entretien(s) préalable(s) obligatoire(s) : au moins un entretien doit se tenir entre l'employeur et le salarié avant la signature de la convention, au cours duquel le salarié peut se faire assister (par un salarié de l'entreprise ou, en l'absence d'institution représentative du personnel, par un conseiller du salarié inscrit sur une liste préfectorale). L'employeur, s'il se fait assister, doit en informer le salarié au préalable, ce qui ouvre à ce dernier la faculté de se faire assister également. Indemnité de rupture : la convention doit prévoir une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, dont le montant ne peut être inférieur à l'indemnité légale de licenciement (ou, si elle est plus favorable, à l'indemnité conventionnelle de licenciement applicable). Ce montant plancher est un minimum ; les parties peuvent convenir d'un montant supérieur. Délai de rétractation : chaque partie dispose d'un délai de rétractation de quinze jours calendaires à compter de la signature de la convention, pendant lequel elle peut renoncer à la rupture en adressant à l'autre partie une lettre recommandée avec accusé de réception, ou remise en main propre contre décharge. Ce délai doit être intégralement écoulé avant que la demande d'homologation puisse être transmise à l'administration. Homologation par la DREETS : à l'issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse une demande d'homologation à la DREETS (direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) territorialement compétente. L'administration dispose d'un délai de quinze jours ouvrables pour instruire la demande et s'assurer notamment du respect de la liberté de consentement des parties et du montant minimal de l'indemnité. Le silence gardé par l'administration à l'expiration de ce délai vaut décision d'homologation implicite. La rupture du contrat ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation. Pourquoi une attention juridique renforcée : la rupture conventionnelle, une fois homologuée, produit des effets définitifs difficiles à remettre en cause (le recours contentieux devant le conseil de prud'hommes est enfermé dans un délai de douze mois à compter de la date d'homologation). Une convention mal négociée, une indemnité insuffisante, un consentement vicié ou une procédure irrégulière peuvent avoir des conséquences importantes pour l'une ou l'autre partie. C'est pourquoi ce document reste une trame de préparation aux discussions, et non un contrat prêt à l'emploi. Erreurs à éviter : présenter cette trame comme la convention définitive à signer ; fixer une indemnité inférieure au minimum légal ; omettre la tenue effective d'au moins un entretien ; engager la procédure d'homologation avant l'expiration du délai de rétractation de quinze jours calendaires pour chacune des parties ; et négliger de faire relire la version finale par un conseil avant signature, notamment lorsque des sujets sensibles (clause de non-concurrence, confidentialité, references professionnelles) sont en jeu.
Nom ou raison sociale de l'employeur
Nom et prénom du salarié
Intitulé du poste occupé
Date d'entrée dans l'entreprise
Date du premier entretien
Date d'un éventuel second entretien
Modalités d'assistance du salarié lors du/des entretien(s)
Salarié de l'entreprise ou conseiller du salarié inscrit sur liste préfectorale, à défaut d'IRP.
Date de rupture envisagée (indicative)
Ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation par la DREETS.
Montant de l'indemnité légale de licenciement (plancher)
Montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle envisagée
Ne peut être inférieur à l'indemnité légale (ou conventionnelle si plus favorable) de licenciement.
Points restant à discuter entre les parties
Ex. : date de départ, solde de congés, clause de confidentialité, references.
Salarié de l'entreprise ou conseiller du salarié inscrit sur liste préfectorale, à défaut d'IRP.
Ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation par la DREETS.
Ne peut être inférieur à l'indemnité légale (ou conventionnelle si plus favorable) de licenciement.
Ex. : date de départ, solde de congés, clause de confidentialité, references.