Modèle de convention de mentorat gratuit
Présentation
La convention de mentorat formalise une relation d'accompagnement entre un mentor (professionnel expérimenté) et un mentoré (étudiant, jeune professionnel, entrepreneur ou salarié) visant à transmettre expérience, conseils et réseau, en dehors de tout lien hiérarchique ou pédagogique formel. Elle relève de la liberté contractuelle (articles 1101 et suivants du Code civil) : il n'existe pas de statut légal spécifique au mentorat en droit français, à la différence du tutorat en entreprise ou de l'apprentissage. Quand l'utiliser : pour tout programme de mentorat organisé par une école, une association d'anciens élèves, une entreprise, un incubateur ou une organisation professionnelle, ou pour une relation de mentorat conclue directement entre deux personnes en dehors de tout cadre institutionnel. Parties : le mentor et le mentoré, personnes physiques, éventuellement mis en relation par une structure tierce (école, association, entreprise) qui peut aussi être partie à la convention si elle encadre le programme. Clauses essentielles : l'objet de l'accompagnement (objectifs poursuivis par le mentoré), la durée de la relation et le rythme des échanges, le caractère gratuit ou rémunéré du mentorat (le plus souvent bénévole), l'absence de lien de subordination et de représentation (le mentor ne s'engage ni ne décide à la place du mentoré), la confidentialité des échanges, une clause de non-responsabilité du mentor sur les décisions prises par le mentoré à la suite de ses conseils, et les modalités de fin anticipée de la relation. Erreurs à éviter : confondre mentorat et tutorat de stage ou d'apprentissage, qui relèvent de régimes légaux distincts (Code du travail, Code de l'éducation) ; laisser entendre que le mentor engage sa responsabilité professionnelle sur les décisions du mentoré ; omettre de préciser le caractère gratuit de l'accompagnement lorsque c'est le cas, ce qui évite toute ambiguïté sur une éventuelle rémunération non déclarée ; et ne pas prévoir de clause de sortie simple, le mentorat reposant sur une relation de confiance qui peut cesser à tout moment sans formalisme excessif.
Informations à personnaliser
Nom de la structure organisatrice (le cas échéant)
École, association, entreprise ou incubateur organisant le programme.
Nom du mentor
Profession du mentor
Adresse du mentor
Nom du mentoré
Statut du mentoré
Ex. : étudiant, jeune diplômé, entrepreneur, salarié en reconversion.
Adresse du mentoré
Objectifs de l'accompagnement
Durée de l'accompagnement (en mois)
Rythme des échanges
Ex. : un entretien d'une heure par mois.
Modalité des échanges
En présentiel, à distance (visioconférence), ou mixte.
Accompagnement gratuit ou rémunéré
Date de signature de la convention
Personnalisez votre modèle
École, association, entreprise ou incubateur organisant le programme.
Ex. : étudiant, jeune diplômé, entrepreneur, salarié en reconversion.
Ex. : un entretien d'une heure par mois.
En présentiel, à distance (visioconférence), ou mixte.
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- Le mentorat est-il un contrat de travail ?
- Non. Le mentorat repose sur une relation de conseil dépourvue de tout lien de subordination : le mentor n'a aucun pouvoir de direction ni de contrôle sur le mentoré, qui reste libre de ses décisions. Il ne relève donc pas du droit du travail.
- Le mentor doit-il être rémunéré ?
- Non, ce n'est pas une obligation. Le mentorat est le plus souvent assuré à titre bénévole, mais rien n'empêche les parties (ou la structure organisatrice) de prévoir une rémunération, à condition de le préciser clairement dans la convention.
- Quelle différence entre mentorat et tutorat de stage ?
- Le tutorat de stage relève d'un cadre légal précis (Code de l'éducation, convention de stage tripartite) avec des obligations d'encadrement pédagogique définies. Le mentorat, lui, n'a pas de statut légal spécifique et repose sur une relation informelle de conseil, en dehors de tout cursus de formation.
- Le mentor engage-t-il sa responsabilité si les conseils donnés se révèlent inadaptés ?
- En principe non, dès lors que la convention prévoit que les conseils sont donnés à titre informatif et que le mentoré reste seul décisionnaire. Cette clause de non-responsabilité est essentielle pour sécuriser la relation.
- Peut-on arrêter un mentorat avant le terme prévu ?
- Oui, la relation de mentorat repose sur la confiance et la disponibilité mutuelle : chaque partie peut y mettre fin à tout moment, en informant l'autre partie dans un délai raisonnable, sans avoir à justifier de motif particulier.
- Les échanges entre mentor et mentoré doivent-ils rester confidentiels ?
- Oui, il est recommandé de le prévoir explicitement : les informations personnelles ou professionnelles partagées lors des échanges ne doivent pas être divulguées à des tiers sans l'accord de la partie concernée.
Modèles associés
Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 29 août 2026
- Pays
- FR
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.