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Le contrat de prêt de matériel, ou prêt à usage (également appelé commodat), est régi par les articles 1875 et suivants du Code civil. Il s'agit d'un contrat par lequel une partie, le prêteur, livre une chose meuble à une autre, l'emprunteur, pour que celui-ci s'en serve, à charge pour lui de la restituer après usage. Le prêt à usage est, par nature, essentiellement gratuit (article 1876 du Code civil) : dès lors qu'une contrepartie financière est prévue en échange de la mise à disposition, le contrat perd sa qualification de prêt et devient une location, soumise à un régime juridique différent (articles 1708 et suivants du Code civil). L'emprunteur devient gardien de la chose prêtée pendant toute la durée du prêt : il doit veiller en bon père de famille à sa conservation (article 1880 du Code civil), l'utiliser conformément à sa destination, et la restituer au terme convenu ou, à défaut de terme fixé, dès que le prêteur en fait la demande si aucun terme ne peut être déduit de l'usage pour lequel elle a été empruntée. Il répond des pertes et détériorations survenues par sa faute ou sa négligence. Quand l'utiliser : pour la mise à disposition gratuite et temporaire d'un matériel entre deux personnes ou entreprises (prêt de matériel entre associations, entre entreprises d'un même groupe, dépannage ponctuel entre professionnels, prêt à un salarié ou un bénévole) ; si une contrepartie financière est envisagée, mieux vaut utiliser un contrat de location de matériel, juridiquement plus adapté. Parties : le prêteur, propriétaire du matériel, et l'emprunteur, qui l'utilise gratuitement et s'engage à le restituer. Clauses essentielles : la désignation précise du matériel prêté et son état à la remise, la durée du prêt ou l'usage pour lequel il est consenti (à défaut de durée fixe), le caractère gratuit du prêt (à rappeler expressément pour éviter toute requalification), les obligations de l'emprunteur en matière de conservation et d'entretien courant, la répartition de la prise en charge d'une éventuelle réparation, et les modalités de restitution. Erreurs à éviter : prévoir, même indirectement, une contrepartie financière (loyer déguisé, participation aux frais disproportionnée) qui requalifierait le contrat en location ; ne pas fixer de terme ni préciser l'usage auquel le matériel est destiné, ce qui complique la demande de restitution par le prêteur ; et omettre de décrire l'état du matériel à la remise, source de contestation en cas de dégradation constatée à la restitution. Ce document ne remplace pas un conseil juridique : en cas de doute sur la qualification du contrat (prêt ou location déguisée), l'avis d'un professionnel du droit reste recommandé.
Nom ou raison sociale du prêteur
Adresse du prêteur
Nom ou raison sociale de l'emprunteur
Adresse de l'emprunteur
Désignation précise du matériel prêté
Référence, marque, modèle, numéro de série, état à la remise.
Usage auquel le matériel est destiné
Ex. : usage professionnel ponctuel, dépannage, événement précis.
Date de remise du matériel
Durée du prêt
À défaut de durée fixe, le prêt prend fin à l'achèvement de l'usage prévu ou sur demande du prêteur.
Lieu de restitution du matériel
Obligations d'entretien de l'emprunteur
Date de signature du contrat
Référence, marque, modèle, numéro de série, état à la remise.
Ex. : usage professionnel ponctuel, dépannage, événement précis.
À défaut de durée fixe, le prêt prend fin à l'achèvement de l'usage prévu ou sur demande du prêteur.