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La convention de mise à disposition de locaux organise l'usage temporaire d'un local par une personne (bénéficiaire) qui n'en est pas propriétaire, en dehors du cadre d'un bail d'habitation ou d'un bail commercial. Sa qualification juridique dépend du caractère gratuit ou onéreux de la mise à disposition : si elle est consentie sans contrepartie financière, elle relève du prêt à usage (ou commodat), régi par les articles 1875 et suivants du Code civil ; si elle est consentie moyennant une contrepartie (participation aux charges, redevance), elle constitue une convention sui generis, dont le régime est fixé essentiellement par les clauses du contrat et, à titre supplétif, par les règles générales du droit des contrats. Quand l'utiliser : typiquement entre associations et collectivités qui mettent des locaux à disposition d'associations partenaires, entre sociétés d'un même groupe qui partagent des locaux, entre une entreprise et un salarié ou un dirigeant pour un usage ponctuel, ou plus largement chaque fois qu'un local est mis à disposition sans que l'occupation ait vocation à constituer un bail au sens strict. Ce document ne doit pas être utilisé pour déguiser un véritable bail d'habitation ou commercial dans le seul but d'échapper au statut protecteur correspondant : comme pour la convention d'occupation précaire, les tribunaux requalifient une mise à disposition qui présente en réalité toutes les caractéristiques d'un bail. Parties : le mettant à disposition (propriétaire ou locataire principal titulaire du droit de sous-mettre à disposition) et le bénéficiaire (personne physique ou morale qui utilise le local). Clauses essentielles : la désignation précise du local et l'usage auquel il est destiné, le caractère gratuit ou onéreux de la mise à disposition et, si elle est onéreuse, le montant de la contrepartie et sa nature (participation aux charges plutôt qu'un loyer, pour éviter toute ambiguïté avec un bail), la durée et les modalités de fin (terme fixe, usage déterminé, ou faculté de reprise à tout moment propre au prêt à usage gratuit), la répartition de l'entretien et des réparations, et l'absence de tout droit au maintien dans les lieux pour le bénéficiaire. Erreurs à éviter : qualifier de « loyer » une contrepartie financière dans un prêt à usage prétendument gratuit, ce qui requalifie automatiquement la convention en bail ; omettre de préciser l'usage auquel le local est destiné, alors que dans le prêt à usage le bénéficiaire ne peut s'en servir que pour l'usage déterminé par la convention ou par sa nature (article 1880 du Code civil) ; prévoir une durée et des conditions de rupture qui, en pratique, confèrent au bénéficiaire une stabilité d'occupation comparable à celle d'un locataire, ce qui expose à une requalification en bail avec toutes ses conséquences protectrices. Ce modèle constitue une base de rédaction et ne dispense pas d'une analyse par un professionnel du droit du choix entre prêt à usage gratuit et convention onéreuse, ainsi que du risque de requalification en bail selon les circonstances concrètes de l'occupation.
Nom ou raison sociale du mettant à disposition
Adresse du mettant à disposition
Nom ou raison sociale du bénéficiaire
Adresse du bénéficiaire
Désignation du local (surface, composition, référence cadastrale)
Adresse du local
Usage auquel le local est destiné
La mise à disposition est-elle consentie à titre gratuit ?
Détermine si la convention relève du prêt à usage (gratuit) ou d'une convention onéreuse.
Montant de la contrepartie financière (si onéreuse)
Nature de la contrepartie
Ex. : participation aux charges, indemnité forfaitaire — éviter le terme « loyer ».
Date d'entrée en jouissance
Durée de la mise à disposition
Durée fixe, durée liée à l'usage, ou mise à disposition à durée indéterminée.
Répartition de l'entretien et des réparations
Date de signature de la convention
Détermine si la convention relève du prêt à usage (gratuit) ou d'une convention onéreuse.
Ex. : participation aux charges, indemnité forfaitaire — éviter le terme « loyer ».
Durée fixe, durée liée à l'usage, ou mise à disposition à durée indéterminée.