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Certyneo

Modèle de remise de dette gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La remise de dette est l'acte par lequel un créancier renonce volontairement, en tout ou partie, à exiger de son débiteur le paiement d'une somme due. Elle est régie par les articles 1350 et suivants du Code civil, issus de la réforme du droit des obligations de 2016 : la remise de dette y est qualifiée de « libération volontaire », qui, à la différence d'un simple renoncement unilatéral à poursuivre, éteint effectivement l'obligation du débiteur et, sauf stipulation contraire, celle des codébiteurs solidaires ou des cautions qui garantissaient la dette. Un principe essentiel gouverne ce mécanisme : la remise de dette est un acte conventionnel qui exige, en principe, l'accord du débiteur, et non un acte purement unilatéral du créancier. En pratique, l'article 1350-2 du Code civil prévoit une présomption : la remise volontaire du titre original de l'obligation, ou d'une reconnaissance de dette sous seing privé, fait présumer la libération, sauf preuve contraire. Néanmoins, pour sécuriser la remise de dette et éviter toute ambiguïté quant à son étendue et à ses conditions, il est vivement recommandé de la formaliser par un écrit signé par les deux parties, plutôt que de s'en remettre à cette présomption. Un point de vigilance majeur concerne le risque de requalification en donation. Lorsque la remise de dette intervient sans contrepartie et entre des personnes ayant un lien de proximité (membres d'une même famille, entre associés d'une société, entre une société et son dirigeant), l'administration fiscale ou, à l'occasion d'une succession, les héritiers peuvent la requalifier en donation indirecte. Cette requalification a des conséquences fiscales significatives : la remise de dette requalifiée en donation est en principe soumise aux droits de donation, calculés sur le montant de la créance abandonnée, selon le barème applicable entre les personnes concernées, avec application le cas échéant des abattements existants. Elle est également susceptible d'être rapportée à la succession du créancier et de porter atteinte à la réserve héréditaire d'autres héritiers. À l'inverse, une remise de dette consentie par une entreprise à un client dans un contexte purement commercial (geste commercial, règlement d'un litige, difficulté financière avérée du débiteur) n'a en principe pas vocation à être requalifiée en donation, dès lors qu'elle est justifiée par un intérêt commercial réel et documenté. Sur le plan comptable et fiscal pour une entreprise créancière, l'abandon de créance peut, selon les circonstances (abandon de créance à caractère commercial ou à caractère financier, notamment entre sociétés d'un même groupe), avoir des conséquences différentes sur la déductibilité de la charge correspondante, ce qui justifie une vérification préalable avec un expert-comptable ou un fiscaliste, en particulier pour les remises de dette significatives entre sociétés liées. Quand l'utiliser : lorsqu'un créancier souhaite renoncer, totalement ou partiellement, à une créance existante envers son débiteur, que ce soit dans un cadre commercial (règlement d'un litige, geste commercial, restructuration financière d'un client ou d'une filiale) ou personnel (entre proches, sous réserve de la vigilance fiscale mentionnée ci-dessus). Parties : le créancier, qui consent la remise, et le débiteur, qui en bénéficie, ainsi que, le cas échéant, les codébiteurs solidaires ou cautions concernés par l'extinction de la dette garantie. Clauses essentielles : l'identification précise de la créance concernée (origine, montant initial, montant restant dû), l'étendue de la remise (totale ou partielle, avec indication du solde subsistant le cas échéant), les motifs de la remise (utile en cas de contestation ultérieure de sa qualification), le sort des sûretés et cautionnements attachés à la dette, et la déclaration expresse du créancier quant au caractère définitif et irrévocable de la renonciation. Erreurs à éviter : consentir une remise de dette significative entre proches sans en documenter les motifs ni envisager les conséquences fiscales d'une éventuelle requalification en donation ; omettre de préciser le sort des cautions ou garanties attachées à la dette remise ; se fier à la seule remise matérielle du titre de créance sans établir d'écrit signé par les deux parties, notamment pour un montant significatif ; et confondre la remise de dette, qui éteint définitivement l'obligation, avec un simple moratoire ou report de paiement, qui n'a pas cet effet extinctif.

Informations à personnaliser

  • Nom complet ou raison sociale du créancier

  • Nom complet ou raison sociale du débiteur

  • Origine et description de la créance

    Nature de la dette, contrat ou fait générateur, date de naissance de la créance.

  • Montant initial de la créance (en euros)

  • Type de remise

    Remise totale ou remise partielle.

  • Montant de la créance remise (en euros)

  • Solde restant dû après remise (en euros)

    Laisser à 0 en cas de remise totale.

  • Motif de la remise de dette

    Ex. : geste commercial, règlement d'un litige, difficulté financière avérée du débiteur. Utile en cas de contestation ultérieure de sa qualification.

  • Sort des cautions ou sûretés attachées à la dette

    Préciser si elles sont également éteintes ou si elles subsistent pour le solde restant dû.

  • Date de signature

Personnalisez votre modèle

Nature de la dette, contrat ou fait générateur, date de naissance de la créance.

Remise totale ou remise partielle.

Laisser à 0 en cas de remise totale.

Ex. : geste commercial, règlement d'un litige, difficulté financière avérée du débiteur. Utile en cas de contestation ultérieure de sa qualification.

Préciser si elles sont également éteintes ou si elles subsistent pour le solde restant dû.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Une remise de dette nécessite-t-elle l'accord du débiteur ?
En principe oui : la remise de dette est un acte conventionnel qui exige l'accord du débiteur. L'article 1350-2 du Code civil prévoit une présomption de libération en cas de remise volontaire du titre de créance, mais il est recommandé de formaliser la remise par un écrit signé par les deux parties pour éviter toute ambiguïté.
Une remise de dette peut-elle être requalifiée en donation ?
Oui, notamment lorsqu'elle intervient sans contrepartie entre des personnes ayant un lien de proximité (famille, associés, dirigeant et société). Cette requalification entraîne l'application des droits de donation sur le montant remis et peut être rapportée à la succession du créancier. Une remise commerciale justifiée par un intérêt réel et documenté (litige, difficulté financière du débiteur) n'a en principe pas vocation à être requalifiée.
Que devient une caution lorsque la dette garantie fait l'objet d'une remise ?
Sauf stipulation contraire, la remise de dette emporte, conformément à l'article 1350-1 du Code civil, extinction des sûretés et cautionnements attachés à la créance remise, à due proportion du montant remis. Les parties peuvent toutefois convenir expressément d'un sort différent.
Quelle est la différence entre une remise de dette et un moratoire de paiement ?
La remise de dette éteint définitivement l'obligation, en tout ou partie. Le moratoire n'éteint pas la dette : il en aménage seulement les modalités de paiement (report, échelonnement), la dette demeurant intégralement due dans son principe.
Une entreprise peut-elle déduire fiscalement un abandon de créance consenti à un client ?
Cela dépend de la nature de l'abandon (commercial ou financier) et du contexte (notamment entre sociétés liées), ce qui nécessite une analyse au cas par cas avec un expert-comptable ou un fiscaliste avant de consentir un abandon de créance significatif.

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Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.