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L'accord de financement de projet est le contrat par lequel un financeur (personne physique, société, investisseur, ou structure de financement) met des fonds à disposition d'un porteur de projet, en contrepartie d'un remboursement, d'une participation aux résultats, ou de toute autre contrepartie convenue, pour la réalisation d'un projet déterminé (création d'entreprise, développement d'un produit, opération immobilière, projet associatif, etc.). Contrairement à un prêt classique, ce type d'accord est structuré autour de l'affectation des fonds à un projet précis : il prévoit généralement des jalons de versement (déblocage des fonds par tranches, conditionné à l'atteinte d'étapes définies), des obligations de reporting du porteur de projet envers le financeur, et des clauses spécifiques en cas d'abandon ou d'échec du projet. Sa nature juridique précise (prêt, avance remboursable, participation) doit être clairement identifiée dès la rédaction, car elle détermine le régime applicable — notamment au regard du monopole bancaire si le financeur n'est pas un établissement de crédit. Si le financeur consent une avance de fonds avec obligation de remboursement, l'opération relève du régime du prêt (articles 1892 et suivants du Code civil pour un prêt de consommation) et le taux d'intérêt éventuel, s'il y en a un, doit respecter le taux de l'usure publié par la Banque de France. Si le financeur n'est pas une banque ou un établissement de crédit habilité, il convient de vérifier que l'opération ne constitue pas une opération de crédit à titre habituel réservée aux établissements de crédit (article L511-5 du Code monétaire et financier), sauf à entrer dans l'une des exceptions légales (prêts occasionnels entre personnes physiques, prêts intragroupe, etc.). Un accord de financement de projet peut également prévoir une contrepartie non financière au sens strict, comme une participation aux revenus futurs du projet ou une prise de participation au capital si le projet est porté par une société — dans ce dernier cas, un document distinct (pacte d'associés, bulletin de souscription) est en principe nécessaire en complément. Quand l'utiliser : pour formaliser un financement affecté à un projet identifié — développement d'un produit, lancement d'une activité, projet associatif ou culturel — entre un financeur et un porteur de projet, avec suivi de l'utilisation des fonds et jalons de versement ou de remboursement. Parties : le financeur, qui met les fonds à disposition, et le porteur de projet (personne physique ou société), qui reçoit les fonds et s'engage sur leur affectation. Clauses essentielles : la description précise du projet financé, le montant total du financement et son calendrier de versement (le cas échéant par tranches conditionnées à des jalons), la nature exacte de la contrepartie (remboursement avec ou sans intérêt, participation aux résultats), les obligations de reporting du porteur de projet, les conséquences d'un abandon ou d'un échec du projet, et les garanties éventuelles. Erreurs à éviter : ne pas qualifier juridiquement la nature exacte du financement (prêt, avance remboursable, participation), ce qui rend le régime applicable incertain ; omettre de vérifier le respect du monopole bancaire lorsque le financeur consent des opérations de crédit à titre habituel ; prévoir des jalons de versement flous ou non vérifiables, source de litiges sur le déblocage des tranches ; et ne pas anticiper le sort des fonds déjà versés en cas d'abandon du projet.
Nom ou dénomination du financeur
Adresse du financeur
Nom ou dénomination du porteur de projet
Adresse du porteur de projet
Description du projet financé
Montant total du financement (en euros)
Nature de la contrepartie
Ex. : remboursement avec intérêts, remboursement sans intérêt, participation aux résultats du projet.
Calendrier et jalons de versement des fonds
Taux d'intérêt annuel (%)
Laisser vide si le financement ne prévoit pas d'intérêts.
Obligations de reporting du porteur de projet
Ex. : compte-rendu trimestriel d'avancement, justificatifs d'utilisation des fonds.
Conséquences d'un abandon ou d'un échec du projet
Date de signature
Ex. : remboursement avec intérêts, remboursement sans intérêt, participation aux résultats du projet.
Laisser vide si le financement ne prévoit pas d'intérêts.
Ex. : compte-rendu trimestriel d'avancement, justificatifs d'utilisation des fonds.