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Le contrat de prêt entre particuliers (aussi appelé reconnaissance de dette ou prêt d'argent de gré à gré) est l'acte par lequel une personne physique (le prêteur) remet une somme d'argent à une autre personne physique (l'emprunteur), qui s'engage à la lui restituer selon les modalités convenues. Ce document ne concerne pas les prêts consentis par un établissement bancaire ou un organisme de crédit, qui relèvent d'un régime distinct (Code de la consommation) : il vise uniquement les prêts consentis à titre personnel, hors toute activité professionnelle de crédit. Le prêt entre particuliers relève du régime du prêt de consommation, régi par les articles 1892 et suivants du Code civil : l'emprunteur devient propriétaire de la somme prêtée et s'engage à en restituer une somme équivalente, selon l'échéancier convenu. Contrairement à une idée reçue, le prêt entre particuliers est parfaitement licite, y compris entre membres d'une même famille, à condition d'être correctement formalisé. Un formalisme fiscal est obligatoire au-delà de 5000 € : l'emprunteur doit déclarer le prêt à l'administration fiscale au moyen du formulaire Cerfa n°2062 (déclaration de contrat de prêt), dans le mois suivant la remise des fonds. Cette obligation déclarative existe même pour un prêt sans intérêt et même entre proches ; son omission expose à des pénalités fiscales, sans remettre en cause pour autant la validité civile du prêt. Si le prêt prévoit des intérêts, le taux applicable est encadré par la réglementation du taux de l'usure : il ne peut pas dépasser le taux effectif global maximal publié périodiquement par la Banque de France pour la catégorie de prêt concernée, sous peine de nullité de la stipulation d'intérêts et de sanctions pénales. À l'inverse, un prêt sans intérêt entre particuliers reste parfaitement licite : rien n'oblige à prévoir une rémunération du prêteur. Un point de vigilance central concerne la distinction entre prêt et donation. En l'absence d'écrit précis, un versement d'argent important entre proches (parents-enfants, entre conjoints ou concubins, entre frères et sœurs) peut être requalifié par l'administration fiscale ou par les héritiers, lors d'une succession, en donation déguisée — avec des conséquences fiscales (droits de donation, rappel dans la succession) et civiles (rapport à la succession, atteinte à la réserve héréditaire d'autres héritiers) potentiellement lourdes. Un contrat écrit, daté et signé, indiquant clairement l'intention de prêter et l'obligation de rembourser, est le meilleur moyen d'éviter cette requalification. Quand l'utiliser : pour un prêt d'argent entre membres d'une même famille (parents-enfants, entre frères et sœurs), entre amis, ou entre associés à titre personnel (hors prêt consenti par une société), dès lors que le montant prêté n'est pas purement symbolique. Parties : le prêteur, qui remet les fonds, et l'emprunteur, qui s'engage à les rembourser ; les deux parties doivent être identifiées avec précision (nom complet, adresse). Clauses essentielles : le montant exact prêté et la date de remise des fonds, le taux d'intérêt le cas échéant (ou la mention expresse de l'absence d'intérêt), l'échéancier de remboursement (mensualités, échéance unique, ou modalités libres convenues entre les parties), les garanties éventuelles, les modalités de remboursement anticipé, et le rappel de l'obligation déclarative fiscale au-delà de 5000 €. Erreurs à éviter : ne pas formaliser par écrit un prêt d'un montant significatif entre proches, ce qui expose au risque de requalification en donation ; omettre la déclaration fiscale du prêt au-delà de 5000 € via le formulaire Cerfa n°2062 ; prévoir un taux d'intérêt supérieur au taux de l'usure publié par la Banque de France ; et confondre ce document avec un prêt consenti par un établissement de crédit, qui suit un régime légal différent (Code de la consommation, droit de rétractation, etc.).
Nom complet du prêteur
Adresse du prêteur
Nom complet de l'emprunteur
Adresse de l'emprunteur
Montant du prêt (en euros)
Date de remise des fonds
Taux d'intérêt annuel (%)
Laisser à 0 pour un prêt sans intérêt. Ne doit jamais dépasser le taux de l'usure publié par la Banque de France.
Durée totale de remboursement
Ex. : 24 mois, 5 ans.
Modalités de remboursement (échéancier)
Ex. : mensualités de X euros à compter du..., ou remboursement en une seule fois à échéance du...
Date de la première échéance de remboursement
Garantie éventuelle du prêt
Ex. : caution d'un tiers, gage, nantissement. Laisser vide en l'absence de garantie.
Date de signature du contrat
Laisser à 0 pour un prêt sans intérêt. Ne doit jamais dépasser le taux de l'usure publié par la Banque de France.
Ex. : 24 mois, 5 ans.
Ex. : mensualités de X euros à compter du..., ou remboursement en une seule fois à échéance du...
Ex. : caution d'un tiers, gage, nantissement. Laisser vide en l'absence de garantie.