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Certyneo

Modèle de convention de trésorerie intragroupe gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La convention de trésorerie intragroupe, communément désignée par l'expression anglaise « cash pooling », organise la centralisation des excédents et des besoins de trésorerie de plusieurs sociétés appartenant à un même groupe, au sein d'un compte pivot généralement détenu par la société mère ou une société holding dédiée, afin d'optimiser la gestion financière globale du groupe (réduction des frais bancaires, meilleure allocation de la trésorerie disponible, réduction du recours à des financements externes). Sur le plan juridique, les opérations de trésorerie intragroupe bénéficient d'une exception explicite au monopole bancaire prévu par l'article L511-7 du Code monétaire et financier, qui autorise une société, quelle que soit sa nature, à procéder à des opérations de trésorerie avec des sociétés ayant avec elle, directement ou indirectement, des liens de capital conférant à l'une des entreprises liées un pouvoir de contrôle effectif sur les autres. Cette exception permet donc la mise en place de conventions de cash pooling sans que les sociétés impliquées aient besoin d'un agrément bancaire, à la condition stricte que le lien de capital et de contrôle requis soit effectivement caractérisé entre l'ensemble des sociétés participantes. Le mécanisme de centralisation peut prendre différentes formes techniques : le « cash pooling physique » (ou « zero balancing »), dans lequel les soldes des comptes des filiales sont effectivement remontés ou descendus quotidiennement vers ou depuis le compte pivot, générant de véritables mouvements de fonds entre sociétés ; ou le « cash pooling notionnel », dans lequel les soldes ne sont pas physiquement transférés mais simplement compensés de façon comptable ou virtuelle auprès de la banque pour le calcul des intérêts, sans mouvement de fonds réel entre les sociétés. Le choix entre ces deux techniques a des conséquences pratiques, comptables et fiscales distinctes. Chaque mouvement de fonds entre la société centralisatrice et les sociétés participantes s'analyse juridiquement comme une avance en compte courant réciproque, qui doit être rémunérée à des conditions de marché pour éviter tout risque de requalification fiscale (acte anormal de gestion, distribution occulte de bénéfices), la déductibilité des intérêts versés restant, comme pour tout compte courant d'associé ou avance intragroupe, plafonnée par référence au taux effectif moyen publié par l'administration fiscale. Quand l'utiliser : pour formaliser la mise en place d'une centralisation de trésorerie entre plusieurs sociétés d'un même groupe disposant d'un lien de capital et de contrôle effectif, afin d'optimiser la gestion financière globale du groupe. Parties : la société centralisatrice (pivot) et les sociétés participantes du groupe. Clauses essentielles : la description du groupe et du lien de contrôle entre les sociétés participantes, le mode de centralisation retenu (physique ou notionnel), la fréquence des remontées ou compensations, le taux de rémunération des soldes créditeurs et débiteurs, les modalités de sortie d'une société du dispositif, et la répartition des frais de gestion de la convention. Erreurs à éviter : mettre en place une convention de trésorerie intragroupe sans vérifier que le lien de capital et de contrôle requis par l'article L511-7 est effectivement caractérisé entre toutes les sociétés participantes ; pratiquer des taux de rémunération hors marché exposant à un risque de requalification fiscale ; et ne pas anticiper les modalités de sortie d'une société du dispositif, notamment en cas de cession de ses titres à un tiers extérieur au groupe.

Informations à personnaliser

  • Dénomination sociale de la société centralisatrice (pivot)

  • Siège social de la société pivot

  • Liste des sociétés participantes et description du lien de contrôle

    Ex. : filiales détenues à plus de 50 %, sociétés sœurs sous contrôle commun. Le lien de capital et de contrôle effectif conditionne l'exception au monopole bancaire (article L511-7 du Code monétaire et financier).

  • Mode de centralisation retenu

    Ex. : cash pooling physique (zero balancing) ou cash pooling notionnel.

  • Fréquence des remontées ou compensations

    Ex. : quotidienne, hebdomadaire.

  • Taux de rémunération des soldes créditeurs (%)

  • Taux de rémunération des soldes débiteurs (%)

  • Modalités de sortie d'une société du dispositif

  • Répartition des frais de gestion de la convention

  • Date de signature

Personnalisez votre modèle

Ex. : filiales détenues à plus de 50 %, sociétés sœurs sous contrôle commun. Le lien de capital et de contrôle effectif conditionne l'exception au monopole bancaire (article L511-7 du Code monétaire et financier).

Ex. : cash pooling physique (zero balancing) ou cash pooling notionnel.

Ex. : quotidienne, hebdomadaire.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le cash pooling et pourquoi le mettre en place ?
Le cash pooling, ou convention de trésorerie intragroupe, centralise les excédents et les besoins de trésorerie de plusieurs sociétés d'un même groupe, afin de réduire les frais bancaires et le recours à des financements externes, en optimisant l'allocation de la trésorerie disponible au niveau du groupe.
Une convention de cash pooling se heurte-t-elle au monopole bancaire ?
Non, sous réserve que le lien de capital et de contrôle effectif requis par l'article L511-7 du Code monétaire et financier soit caractérisé entre toutes les sociétés participantes. Cette exception permet la mise en place de conventions de trésorerie intragroupe sans agrément bancaire.
Quelle est la différence entre cash pooling physique et cash pooling notionnel ?
Le cash pooling physique (ou zero balancing) implique de véritables mouvements de fonds entre les comptes des sociétés participantes et le compte pivot. Le cash pooling notionnel compense virtuellement les soldes, sans transfert physique de fonds entre les sociétés, uniquement pour le calcul des intérêts auprès de la banque.
Les mouvements de trésorerie intragroupe doivent-ils être rémunérés ?
Oui, il est recommandé d'appliquer des taux correspondant aux conditions de marché, afin d'éviter tout risque de requalification fiscale. La déductibilité fiscale des intérêts versés reste en tout état de cause plafonnée par référence au taux effectif moyen publié par l'administration.
Que se passe-t-il si une société quitte le groupe ?
Il est essentiel de prévoir des modalités de sortie du dispositif pour la société concernée, notamment en cas de cession de ses titres à un tiers extérieur au groupe, afin d'apurer sa position de trésorerie vis-à-vis de la société pivot dans des conditions organisées à l'avance.

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Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.