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Certyneo

Modèle de cession de droits sur mémoire ou contenu pédagogique gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La cession de droits sur mémoire ou contenu pédagogique est le document par lequel l'auteur d'une œuvre originale — mémoire, thèse, rapport de stage, support de cours, exercice, étude de cas — cède à un tiers (établissement d'enseignement, organisme de formation, entreprise d'accueil) tout ou partie des droits patrimoniaux qu'il détient sur cette œuvre en tant qu'auteur, au sens du Code de la propriété intellectuelle. En droit français, l'auteur d'une œuvre de l'esprit originale est titulaire, du seul fait de sa création, de droits patrimoniaux (droit de reproduction, droit de représentation) et de droits moraux (droit à la paternité, droit au respect de l'œuvre) sur celle-ci, y compris lorsqu'il s'agit d'un mémoire d'étudiant ou d'un support pédagogique conçu par un enseignant ou un formateur. Contrairement à une idée répandue, la simple remise d'un mémoire à un établissement d'enseignement, ou la simple qualité de salarié pour un formateur, n'emporte pas cession automatique des droits d'auteur : sauf régime spécifique (l'article L113-9 du Code de la propriété intellectuelle prévoit une dévolution automatique des droits patrimoniaux à l'employeur pour les seuls logiciels créés par un salarié dans l'exercice de ses fonctions), toute cession de droits d'auteur doit être formalisée par un écrit répondant aux exigences de l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle. Ce texte impose que chaque droit cédé fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession, et que le domaine d'exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue, sa destination, le lieu et la durée. Une clause de cession rédigée en termes généraux (« l'auteur cède tous ses droits ») est nulle ou inefficace faute de respecter ce formalisme. Le document précise en principe l'identité de l'auteur et du cessionnaire, la désignation précise de l'œuvre concernée (titre, nature, date de création), la liste des droits patrimoniaux cédés (reproduction, représentation, adaptation, traduction), le périmètre de l'exploitation autorisée pour chacun (support, destination — par exemple archivage pédagogique, diffusion sur une plateforme interne, publication en ligne, valorisation commerciale), le lieu et la durée de cette exploitation, ainsi que le caractère gratuit ou rémunéré de la cession. Les droits moraux de l'auteur — notamment le droit à la paternité de l'œuvre — sont en revanche incessibles et perpétuels : la mention du nom de l'auteur doit être maintenue lors de toute exploitation, sauf renonciation ponctuelle expresse à l'anonymat pour un usage précis. Quand l'utiliser : lorsqu'un établissement, un organisme de formation ou une entreprise souhaite exploiter (archiver, diffuser, publier, valoriser) un mémoire, un rapport ou un contenu pédagogique au-delà d'un simple usage interne d'évaluation, et que l'auteur y consent. Erreurs à éviter : rédiger une clause de cession générique sans détailler chaque droit cédé, ce qui l'expose à être jugée inopérante ; omettre la durée ou le lieu d'exploitation ; confondre cession des droits patrimoniaux et renonciation aux droits moraux, ces derniers étant en principe incessibles ; présumer qu'un mémoire remis à un établissement peut être diffusé librement sans l'accord exprès de son auteur ; omettre la rémunération lorsque l'exploitation envisagée dépasse un usage strictement pédagogique et non commercial. Ce modèle constitue une base de travail et ne dispense pas d'une vérification juridique, notamment lorsque l'œuvre contient des données personnelles de tiers, des citations d'œuvres protégées, ou fait l'objet d'une exploitation commerciale envisagée.

Informations à personnaliser

  • Nom et prénom de l'auteur

  • Adresse de l'auteur

  • Nom du cessionnaire (établissement, organisme, entreprise)

  • Adresse du cessionnaire

  • Représentant du cessionnaire

  • Titre de l'œuvre (mémoire, contenu pédagogique)

  • Nature de l'œuvre (mémoire, thèse, rapport, support de cours...)

  • Date de création ou de remise de l'œuvre

  • Liste précise des droits patrimoniaux cédés (reproduction, représentation, adaptation, traduction)

  • Étendue de l'exploitation autorisée (supports, formats)

  • Destination de l'exploitation (archivage interne, diffusion en ligne, valorisation commerciale...)

  • Lieu d'exploitation autorisé

  • Durée de l'exploitation autorisée

  • Rémunération de la cession (le cas échéant)

  • Modalités de mention du nom de l'auteur lors de l'exploitation

  • Date de signature de la cession

Personnalisez votre modèle

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

L'auteur d'un mémoire cède-t-il automatiquement ses droits en le remettant à son établissement ?
Non. Sauf régime spécifique applicable aux logiciels créés par un salarié (article L113-9 du Code de la propriété intellectuelle), la remise d'un mémoire n'emporte aucune cession automatique des droits d'auteur. Une cession expresse et formalisée conformément à l'article L131-3 du même code est nécessaire pour toute exploitation au-delà de la simple évaluation.
Pourquoi ne peut-on pas simplement écrire « l'auteur cède tous ses droits » ?
Parce que l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose que chaque droit cédé fasse l'objet d'une mention distincte dans l'acte, et que le domaine d'exploitation soit délimité quant à son étendue, sa destination, le lieu et la durée. Une clause trop générale risque d'être jugée inopérante.
Le droit moral de l'auteur peut-il être cédé ?
Non. Le droit moral (notamment le droit à la paternité et au respect de l'œuvre) est incessible et perpétuel en droit français. Seuls les droits patrimoniaux peuvent faire l'objet d'une cession.
La cession doit-elle obligatoirement être rémunérée ?
Non, elle peut être consentie à titre gratuit, notamment dans un cadre pédagogique. Une rémunération devient toutefois pertinente dès lors que l'exploitation envisagée dépasse un simple usage interne et non commercial.
Que se passe-t-il si l'œuvre contient des citations ou des données de tiers ?
L'auteur doit garantir qu'il dispose des droits nécessaires sur ces éléments, ou que leur usage relève d'une exception légale (citation courte, par exemple). Le cessionnaire reste exposé à un risque en cas de non-respect des droits de tiers incorporés à l'œuvre.

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Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.