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Le contrat d'artiste encadre l'intervention d'un artiste-interprète (musicien, chanteur, comédien, danseur) pour une prestation lors d'un événement : concert, soirée, mariage, salon, spectacle privé. Ce contrat est particulièrement sensible sur le plan juridique en raison de la présomption de salariat qui pèse, en droit français, sur tout artiste-interprète engagé par un entrepreneur de spectacles. Quand l'utiliser : pour toute prestation artistique ponctuelle confiée à un artiste-interprète par un organisateur d'événement, un lieu de réception, un hôtel ou une entreprise événementielle, en dehors du cadre d'une prestation purement technique (DJ non-interprète, prestataire de sonorisation). Parties : l'entrepreneur de spectacles ou l'organisateur (client) d'une part, et l'artiste ou le groupe d'artistes d'autre part, ou la structure qui les emploie ou les représente (agence, association, société de production). Présomption de salariat — point de vigilance central : conformément à l'article L7121-3 du Code du travail, tout contrat par lequel une personne physique ou morale s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production est présumé être un contrat de travail, dès lors que l'artiste ne s'y produit pas dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. Cette présomption s'applique même en l'absence de lien de subordination apparent et ne peut être écartée que dans des cas limités prévus par la loi, notamment lorsque l'artiste exerce son activité dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce et des sociétés (entreprise de spectacles vivants) ou dispose du statut d'auto-entrepreneur reconnu compatible avec l'activité exercée. En conséquence, la rédaction d'un contrat de prestation de service pour une intervention artistique ne suffit pas, à elle seule, à écarter le régime du salariat : l'organisateur doit en principe recourir au GUSO (guichet unique du spectacle occasionnel) pour les employeurs occasionnels, ou vérifier le statut exact de l'artiste ou de la structure avec laquelle il contracte. Clauses essentielles : la description précise de la prestation artistique (répertoire, durée, nombre de sets), les conditions techniques (matériel fourni par chaque partie, fiche technique), la rémunération (cachet), les droits voisins et la gestion des droits de reproduction ou de diffusion le cas échéant, l'assurance, les conditions d'annulation, et une clause rappelant expressément le statut de l'artiste et le régime social applicable. Erreurs à éviter : présenter systématiquement l'intervention comme une prestation de service indépendante sans vérifier si la présomption de salariat s'applique ; omettre le recours au GUSO lorsque l'organisateur n'est pas un employeur habituel du spectacle vivant ; négliger la question des droits voisins de l'artiste-interprète en cas d'enregistrement ou de diffusion de la prestation ; et ne pas distinguer clairement une prestation ponctuelle d'un engagement relevant du régime de l'intermittence du spectacle, dont les règles spécifiques (contrat à durée déterminée d'usage) diffèrent de celles d'un contrat de prestation classique.
Nom ou raison sociale de l'organisateur
Adresse de l'organisateur
Nom de l'artiste ou du groupe
Statut de l'artiste ou de la structure représentante
Ex. : intermittent du spectacle, société de production, auto-entrepreneur.
Type d'événement
Lieu de la prestation
Date de la prestation
Durée de la prestation (nombre de sets, horaires)
Répertoire ou programme artistique convenu
Conditions techniques requises (fiche technique)
Montant du cachet
Recours au GUSO envisagé (oui/non)
Gestion des droits voisins en cas d'enregistrement
Date de signature du contrat
Ex. : intermittent du spectacle, société de production, auto-entrepreneur.