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Le contrat de traduction encadre une prestation de traduction confiée par un client à un traducteur indépendant, portant sur un document, un ouvrage ou tout autre contenu à traduire d'une langue source vers une ou plusieurs langues cibles. Il relève de la liberté contractuelle (articles 1101 et suivants du Code civil) mais présente une particularité majeure par rapport à un contrat de prestation classique : la traduction elle-même est une œuvre protégée par le droit d'auteur. Quand l'utiliser : pour toute mission de traduction confiée à un traducteur indépendant (freelance, société de traduction), qu'il s'agisse d'un document technique, commercial, littéraire ou juridique. Parties : le client (donneur d'ordre) et le traducteur indépendant, dont le statut et le numéro SIREN doivent être précisés. Le point de droit essentiel : en application de l'article L112-3 du Code de la propriété intellectuelle, « les auteurs de traductions... jouissent de la protection instituée par le présent code sans préjudice des droits de l'auteur de l'œuvre originale ». Autrement dit, le traducteur est lui-même titulaire d'un droit d'auteur sur sa traduction, distincte de l'œuvre source, dès lors qu'elle porte l'empreinte de sa personnalité (choix de formulation, de style, d'équivalences). Le client ne devient donc pas automatiquement propriétaire de la traduction livrée, même après paiement intégral : une cession expresse et écrite des droits patrimoniaux est nécessaire. Cette cession doit respecter le formalisme strict de l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle : chaque droit cédé doit faire l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession, et le domaine d'exploitation des droits cédés doit être délimité quant à son étendue (reproduction, représentation, adaptation), sa destination (usage commercial, interne, publication), le lieu (territoire couvert) et la durée. Une cession rédigée en termes trop généraux (« tous droits cédés ») est fragile juridiquement et peut être jugée inopposable au traducteur. Le traducteur conserve en toute hypothèse son droit moral (droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre, prévu aux articles L121-1 et suivants du CPI) : ce droit est perpétuel, inaliénable et imprescriptible — il ne peut jamais être cédé ni faire l'objet d'une renonciation contractuelle, même avec l'accord du traducteur. Autre point de vigilance : le traducteur doit lui-même disposer du droit de traduire l'œuvre source lorsque celle-ci est protégée et n'appartient pas au client. Il appartient au client de garantir qu'il détient les droits nécessaires sur l'œuvre originale (ou l'autorisation de la faire traduire), faute de quoi la traduction elle-même pourrait constituer une contrefaçon. Clauses essentielles : les langues source et cible, le volume à traduire (nombre de mots ou de pages), le délai de livraison, le tarif (au mot, à la page ou au forfait), les modalités de relecture et de contrôle qualité, la confidentialité (les documents à traduire sont souvent sensibles — contrats, données commerciales, données personnelles), la cession des droits patrimoniaux sur la traduction avec les mentions requises par l'article L131-3 CPI, et la garantie réciproque sur les droits de l'œuvre source. Erreurs à éviter : présumer que le paiement du prix emporte automatiquement cession des droits d'auteur sur la traduction — ce n'est pas le cas en l'absence de clause de cession conforme à l'article L131-3 CPI ; rédiger une cession trop vague qui ne délimite pas l'étendue, la destination, le lieu et la durée de l'exploitation ; et omettre de vérifier que le client dispose bien des droits sur l'œuvre source qu'il fait traduire.
Nom ou raison sociale du client
Adresse du client
Nom ou raison sociale du traducteur
Statut juridique du traducteur
Numéro SIREN du traducteur
Adresse du traducteur
Langue source
Langue(s) cible(s)
Description du document ou de l'œuvre à traduire
Volume à traduire (nombre de mots ou de pages)
Délai de livraison
Montant du tarif
Modalité du tarif
Au mot, à la page, ou au forfait.
Une relecture ou un contrôle qualité est-il prévu ?
Étendue des droits cédés
Ex. : droit de reproduction et de représentation de la traduction.
Destination de l'exploitation des droits cédés
Ex. : usage commercial, diffusion interne, publication au public.
Territoire couvert par la cession
Ex. : France, monde entier.
Durée de la cession
Ex. : durée légale de protection du droit d'auteur.
Date de signature du contrat
Au mot, à la page, ou au forfait.
Ex. : droit de reproduction et de représentation de la traduction.
Ex. : usage commercial, diffusion interne, publication au public.
Ex. : France, monde entier.
Ex. : durée légale de protection du droit d'auteur.