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Le plan de réponse à incident est un document organisationnel qui décrit, avant même qu'un incident de sécurité ne survienne, les rôles, les étapes et les délais à respecter pour le détecter, le qualifier, le contenir et le documenter. Il constitue un prérequis pratique à la capacité d'une organisation à respecter, le cas échéant, l'obligation de notification d'une violation de données personnelles prévue par le RGPD. Cadre juridique : lorsqu'un incident de sécurité affecte des données personnelles (violation de données au sens de l'article 4.12 du RGPD — destruction, perte, altération, divulgation ou accès non autorisé), le responsable de traitement doit, sauf si la violation n'est pas susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes, la notifier à la CNIL dans les meilleurs délais et, si possible, au plus tard 72 heures après en avoir pris connaissance (article 33 du RGPD). Si le risque est élevé pour les personnes concernées, celles-ci doivent également être informées directement, sans délai injustifié (article 34 du RGPD). Le délai de 72 heures court dès la connaissance de l'incident et non depuis sa survenance réelle, ce qui rend indispensable une procédure de détection et de qualification rapide en interne. Contenu du plan : un plan de réponse à incident opérationnel définit généralement une organisation de crise (qui alerte, qui décide, qui documente), une classification de gravité des incidents, une procédure de confinement technique immédiat, un circuit de qualification juridique pour déterminer si l'incident constitue une violation de données au sens du RGPD, un modèle de fiche de notification à la CNIL, une procédure d'information des personnes concernées lorsque requise, et une phase de retour d'expérience après clôture de l'incident. Quand l'utiliser : toute organisation traitant des données personnelles dans le cadre de son activité (site web, application, service SaaS, systèmes d'information internes) devrait disposer d'un plan de réponse à incident écrit et testé, indépendamment de sa taille — les petites structures sont souvent les moins préparées alors que les conséquences d'un délai de notification dépassé sont les mêmes qu'elles soient une PME ou un grand groupe. Erreurs à éviter : rédiger un plan théorique jamais testé en conditions réelles (un exercice de simulation annuel permet de vérifier que les délais sont tenables) ; ne pas désigner nommément les responsables de chaque étape, ce qui retarde la prise de décision en situation de crise ; confondre incident de sécurité (au sens large, touchant la disponibilité, l'intégrité ou la confidentialité d'un système) et violation de données personnelles (sous-catégorie soumise à notification RGPD) ; et négliger la phase de documentation, alors que l'article 33.5 du RGPD impose de conserver une trace de toute violation, même celles non notifiées, avec les faits, les effets et les mesures prises.
Nom de l'organisation
Contact du responsable de traitement / RSSI
Contact du délégué à la protection des données (DPO)
À renseigner si un DPO a été désigné.
Composition de l'équipe de gestion de crise
Ex. : RSSI, DPO, direction générale, responsable communication, prestataire infogérance.
Canal d'alerte interne en cas d'incident
Ex. : adresse email dédiée, numéro d'astreinte, outil de ticketing.
Critères de classification de la gravité d'un incident
Procédure de confinement technique immédiat
Ex. : isolement des systèmes affectés, révocation des accès, coupure réseau ciblée.
URL du téléservice de notification de la CNIL
Délai interne cible pour qualifier un incident
Ex. : 4 heures ouvrées après détection.
Lieu de tenue du registre des incidents/violations
À renseigner si un DPO a été désigné.
Ex. : RSSI, DPO, direction générale, responsable communication, prestataire infogérance.
Ex. : adresse email dédiée, numéro d'astreinte, outil de ticketing.
Ex. : isolement des systèmes affectés, révocation des accès, coupure réseau ciblée.
Ex. : 4 heures ouvrées après détection.