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Certyneo

Modèle de charte IA et données en entreprise gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La charte IA et données en entreprise est le document interne par lequel une organisation encadre l'usage, par ses collaborateurs, des outils d'intelligence artificielle générative (assistants conversationnels, générateurs de texte, d'image ou de code) vis-à-vis des données personnelles et des informations confidentielles de l'entreprise. L'essor rapide de ces outils dans les usages professionnels crée un risque spécifique : un collaborateur peut, sans mauvaise intention, saisir des données personnelles de clients, de salariés ou des secrets d'affaires dans un outil d'IA tiers dont il ne maîtrise ni la politique de conservation des données, ni les conditions de réutilisation à des fins d'entraînement de modèle. Cadre juridique applicable : le Règlement général sur la protection des données (RGPD) reste pleinement applicable dès qu'un outil d'IA traite des données personnelles — les principes de minimisation des données (article 5.1.c), de licéité du traitement (article 6) et de sécurité (article 32) s'appliquent sans exception au seul motif que le traitement est réalisé par un outil d'IA. Le Règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act) ajoute, selon le niveau de risque de l'usage concerné, des obligations de transparence, de documentation et, pour certains systèmes à haut risque, d'évaluation de conformité préalable. Les deux réglementations se cumulent : le respect de l'une ne dispense pas du respect de l'autre. Contenu type : la liste des outils d'IA autorisés par l'entreprise (validés en amont sur des critères de sécurité et de conformité) et l'interdiction, par principe, de recourir à des outils non validés pour un usage professionnel ; l'interdiction de saisir des données personnelles de tiers (clients, prospects, salariés), des données sensibles ou des secrets d'affaires dans un outil d'IA dont les conditions d'utilisation ne garantissent pas la confidentialité et la non-réutilisation à des fins d'entraînement ; les règles de vérification humaine des contenus générés par l'IA avant toute diffusion externe (risque d'erreur, de biais ou de contenu halluciné) ; les règles de transparence envers les tiers lorsqu'un contenu ou une décision résulte, en tout ou partie, d'un traitement par IA ; et la procédure de validation préalable d'un nouvel outil d'IA avant son déploiement. Quand l'utiliser : toute organisation qui autorise ou tolère l'usage d'outils d'IA générative par ses collaborateurs, qu'il s'agisse d'un usage bureautique courant (rédaction, synthèse, code) ou d'un usage intégré à un produit ou un processus métier (service client, recrutement, scoring). Erreurs à éviter : présenter la charte comme suffisante pour couvrir tous les usages d'IA de l'entreprise, alors qu'un traitement à risque (notation de personnes, recrutement automatisé, surveillance) peut nécessiter une analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD) distincte au titre de l'article 35 du RGPD, voire une qualification en système à haut risque au titre du Règlement sur l'intelligence artificielle ; interdire purement et simplement l'usage de l'IA sans proposer d'alternative validée, ce qui pousse les collaborateurs vers un usage non encadré (« IA de l'ombre ») ; ne pas prévoir de mécanisme de mise à jour de la liste des outils autorisés, alors que ce marché évolue très rapidement.

Informations à personnaliser

  • Nom de l'organisation

  • Outils d'IA validés et autorisés

    Liste des outils validés par l'entreprise pour un usage professionnel.

  • Référent IA / conformité désigné (nom et fonction)

    Ex. : DPO, DSI, responsable conformité.

  • Contact du référent IA

  • Catégories de données interdites de saisie dans un outil d'IA non validé

    Ex. : données personnelles de clients/salariés, données de santé, secrets d'affaires.

  • Procédure de validation d'un nouvel outil d'IA

  • Règles de vérification humaine des contenus générés

  • Règles de transparence envers les tiers en cas d'usage d'IA

  • Sanctions encourues en cas de non-respect

  • Date d'entrée en vigueur de la charte

Personnalisez votre modèle

Liste des outils validés par l'entreprise pour un usage professionnel.

Ex. : DPO, DSI, responsable conformité.

Ex. : données personnelles de clients/salariés, données de santé, secrets d'affaires.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Le RGPD s'applique-t-il aux outils d'intelligence artificielle ?
Oui, sans aucune exception. Dès qu'un outil d'IA traite des données personnelles — que ce soit en entrée (une donnée saisie dans un assistant) ou en sortie (une donnée générée ou déduite) — les principes du RGPD s'appliquent pleinement : minimisation, licéité, sécurité, durée de conservation limitée, information des personnes concernées.
Peut-on saisir des données personnelles de clients dans un assistant IA grand public ?
En principe non, sauf si l'outil offre des garanties contractuelles suffisantes (confidentialité, absence de réutilisation des données à des fins d'entraînement, contrat conforme à l'article 28 du RGPD si l'éditeur agit comme sous-traitant). C'est précisément l'objet de la validation préalable des outils décrite dans cette charte.
Le Règlement européen sur l'intelligence artificielle remplace-t-il le RGPD ?
Non, les deux réglementations se cumulent. Le Règlement sur l'intelligence artificielle encadre les systèmes d'IA selon leur niveau de risque (obligations de transparence, de documentation, voire d'évaluation de conformité pour les systèmes à haut risque). Le RGPD continue de s'appliquer pleinement dès que des données personnelles sont en jeu.
Un usage de l'IA en recrutement ou en notation de personnes nécessite-t-il des précautions particulières ?
Oui. Ces usages sont susceptibles de constituer un traitement à risque élevé nécessitant une analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD) au titre de l'article 35 du RGPD, et peuvent relever de la catégorie des systèmes à haut risque au sens du Règlement sur l'intelligence artificielle. La charte générale d'usage de l'IA ne suffit pas à couvrir ces cas, qui nécessitent une analyse dédiée.
Comment éviter le recours non encadré à des outils d'IA (« IA de l'ombre ») ?
En proposant une liste d'outils validés répondant aux besoins courants des équipes, plutôt qu'une simple interdiction générale, et en mettant en place une procédure rapide de validation de nouveaux outils. Une interdiction sans alternative pousse souvent les collaborateurs à utiliser des outils non encadrés en dehors de la vue de l'entreprise.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.