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La promesse unilatérale de vente (PUV) est le contrat par lequel le propriétaire d'un bien (le promettant) s'engage envers une personne déterminée (le bénéficiaire) à lui vendre ce bien à un prix fixé, si celle-ci décide de l'acquérir dans un délai convenu. Contrairement au compromis de vente (aussi appelé promesse synallagmatique de vente), qui vaut vente dès sa signature car les deux parties se sont déjà mutuellement engagées sur la chose et sur le prix, la promesse unilatérale ne crée d'obligation ferme que pour le promettant. Le bénéficiaire, lui, reste libre : il dispose d'une option qu'il peut lever ou ne pas lever pendant le délai convenu. Quand l'utiliser : la PUV est particulièrement adaptée lorsque l'acquéreur potentiel a besoin d'un délai de réflexion ou de vérification avant de s'engager définitivement (recherche de financement, étude de faisabilité d'un projet, vérification de la constructibilité d'un terrain, etc.), tout en sécurisant l'exclusivité de la négociation face à d'autres acquéreurs potentiels. Elle est fréquemment utilisée en amont d'une vente immobilière, notamment pour des opérations complexes (vente de terrain à bâtir, vente sous conditions suspensives multiples) ou lorsque le vendeur souhaite figer un prix pendant que l'acquéreur mène ses diligences. Parties : le promettant, qui est le propriétaire-vendeur du bien et qui s'engage fermement à vendre, et le bénéficiaire, qui est l'acquéreur potentiel et qui bénéficie d'une option d'achat sans obligation d'acheter. Les deux parties doivent être identifiées précisément. Régime juridique : l'article 1124 du Code civil régit la promesse unilatérale. Il précise que la révocation de la promesse par le promettant pendant le temps laissé au bénéficiaire pour opter n'empêche pas la formation du contrat promis : si le bénéficiaire lève l'option dans le délai, la vente se forme malgré la tentative de rétractation du promettant. Le texte prévoit également que le contrat conclu avec un tiers en violation de la promesse unilatérale est nul dès lors que ce tiers en connaissait l'existence — ce qui justifie, en pratique, l'insertion d'une clause imposant au promettant de ne pas traiter avec un tiers pendant la durée de l'option, et incite souvent à publier ou à porter la promesse à la connaissance des tiers intéressés lorsque l'enjeu le justifie. Indemnité d'immobilisation : en contrepartie de l'exclusivité et de l'immobilisation du bien pendant le délai d'option, le bénéficiaire verse généralement une indemnité d'immobilisation, usuellement comprise entre 5 % et 10 % du prix de vente. Cette somme est en principe séquestrée (souvent chez un notaire ou un professionnel habilité). Si le bénéficiaire lève l'option, cette indemnité s'impute sur le prix de vente. S'il renonce à acquérir, l'indemnité reste en principe acquise au promettant à titre de dédommagement pour l'immobilisation du bien, sauf lorsque la renonciation résulte de la réalisation d'une condition suspensive au bénéfice de l'acquéreur (par exemple le refus de prêt), auquel cas l'indemnité doit lui être restituée. Délai de levée d'option : la promesse doit fixer un délai précis pendant lequel le bénéficiaire peut lever l'option, ainsi que les modalités de cette levée (notification écrite, le plus souvent par lettre recommandée avec accusé de réception, adressée au promettant ou au notaire désigné). Passé ce délai sans levée d'option, la promesse devient caduque et le promettant recouvre sa pleine liberté de disposer du bien. Diagnostics techniques et information de l'acquéreur : comme pour toute vente immobilière, le promettant doit fournir au bénéficiaire l'ensemble des diagnostics techniques obligatoires (diagnostic de performance énergétique - DPE, état des risques naturels et technologiques, amiante, plomb, termites selon la zone et l'ancienneté du bien, diagnostic électricité/gaz le cas échéant, etc.), annexés à la promesse. Droit de rétractation : lorsque le bénéficiaire est un particulier non professionnel, il bénéficie, dès lors que la promesse est notifiée après sa signature, d'un délai de rétractation de 10 jours institué par la loi SRU et codifié notamment à l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation. Pendant ce délai, le bénéficiaire peut renoncer librement, sans avoir à justifier de motif et sans pénalité, l'éventuelle indemnité déjà versée devant alors lui être intégralement restituée. Conditions suspensives usuelles : la promesse prévoit généralement une ou plusieurs conditions suspensives dont la réalisation conditionne la vente définitive, la plus fréquente étant l'obtention d'un ou plusieurs prêts immobiliers par le bénéficiaire dans les conditions et délais précisés. D'autres conditions usuelles portent sur l'absence de servitude ou de préemption exercée par une collectivité, l'obtention d'une autorisation d'urbanisme, ou l'absence de découverte d'un vice caché substantiel lors des diagnostics. Si une condition suspensive ne se réalise pas, la promesse est caduque et les sommes versées doivent être restituées au bénéficiaire. Erreurs à éviter : confondre promesse unilatérale et compromis (les effets juridiques et les recours en cas de défaillance diffèrent sensiblement), omettre de préciser le délai et les modalités exactes de levée d'option, oublier d'annexer les diagnostics obligatoires, négliger de rappeler le droit de rétractation SRU du bénéficiaire non-professionnel, ou rester imprécis sur le sort de l'indemnité d'immobilisation selon les hypothèses (levée d'option, renonciation simple, non-réalisation d'une condition suspensive).
Nom ou raison sociale du promettant (vendeur)
Adresse du promettant
Nom ou raison sociale du bénéficiaire (acquéreur potentiel)
Adresse du bénéficiaire
Désignation du bien (adresse, description, référence cadastrale)
Prix de vente convenu
Montant de l'indemnité d'immobilisation
Généralement entre 5 % et 10 % du prix de vente.
Séquestre de l'indemnité d'immobilisation (nom du tiers séquestre)
Délai de levée d'option (date limite)
Modalités de notification de la levée d'option
Ex. : lettre recommandée avec accusé de réception adressée au promettant ou au notaire désigné.
Conditions suspensives (prêt, urbanisme, préemption, etc.)
Diagnostics techniques annexés
DPE, amiante, plomb, termites, électricité/gaz, ERP, etc. selon le bien.
Date de signature de la promesse
Généralement entre 5 % et 10 % du prix de vente.
Ex. : lettre recommandée avec accusé de réception adressée au promettant ou au notaire désigné.
DPE, amiante, plomb, termites, électricité/gaz, ERP, etc. selon le bien.