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Certyneo

Modèle de conditions générales de vente B2B gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

Les conditions générales de vente (CGV) B2B fixent le cadre contractuel applicable aux ventes réalisées par une entreprise auprès de clients professionnels (autres entreprises, artisans, commerçants). Contrairement aux CGV B2C, qui doivent être systématiquement fournies au consommateur avant toute commande, les CGV B2B n'ont pas à être remises spontanément à chaque client : en revanche, leur communication devient obligatoire dès qu'un acheteur professionnel en fait la demande, en application de l'article L441-1 du Code de commerce. Le vendeur qui refuse ou omet de communiquer ses CGV à un professionnel qui les réclame s'expose à des sanctions administratives. Contenu du socle commun légal : l'article L441-1 impose que les CGV comportent notamment les conditions de vente, le barème des prix unitaires (ou les modalités de sa communication), les réductions de prix, rabais et ristournes éventuels, ainsi que les conditions de règlement (délai de paiement, pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement). Ce socle constitue le contenu minimal attendu ; il peut être complété par des clauses propres à l'activité du vendeur (livraison, garanties, responsabilité). Encadrement du déséquilibre significatif : l'article L442-1 I du Code de commerce sanctionne le fait, pour toute personne exerçant des activités de production, de distribution ou de services, de soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties. Les CGV B2B doivent donc éviter les clauses manifestement déséquilibrées en faveur du seul vendeur (exonérations de responsabilité excessives, réserves de modification unilatérale sans limite, etc.). Délais de paiement : sauf accord interprofessionnel spécifique, le délai de paiement convenu entre professionnels ne peut, en principe, dépasser 60 jours nets à compter de la date d'émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si cette modalité est expressément prévue par le contrat et ne constitue pas un abus manifeste à l'égard du créancier. Le non-respect de ces plafonds expose l'entreprise à des amendes administratives pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros, prononcées par la DGCCRF. Quand utiliser ce modèle : toute entreprise qui vend des produits ou des services de façon récurrente à une clientèle de professionnels (grossiste, fournisseur, prestataire B2B, société de négoce) a intérêt à formaliser des CGV B2B, tant pour sécuriser ses conditions de paiement que pour se prémunir en cas de litige commercial. Erreurs à éviter : ne pas communiquer ses CGV à un client professionnel qui les demande expressément (pratique sanctionnable) ; prévoir un délai de paiement supérieur aux plafonds légaux de 60 jours nets ou 45 jours fin de mois ; omettre la clause de pénalités de retard, obligatoire depuis la loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008, ainsi que l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros due de plein droit en cas de retard ; et intégrer des clauses créant un déséquilibre significatif entre les parties, qui pourraient être annulées et sanctionnées sur le fondement de l'article L442-1 I du Code de commerce. Ce modèle constitue un point de départ rédactionnel ; il ne remplace pas une relecture par un professionnel du droit, notamment pour adapter les clauses de garantie et de responsabilité à l'activité réelle du vendeur.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale du vendeur

  • Forme juridique du vendeur

  • Numéro SIREN du vendeur

  • Adresse du siège du vendeur

  • Description des produits ou services vendus

  • Barème de prix ou modalités de communication du barème

    Ex. : tarif catalogue en vigueur au jour de la commande, communiqué sur demande ou disponible sur le site du vendeur.

  • Réductions, rabais et ristournes éventuels

  • Délai de paiement des factures

    Ne peut en principe dépasser 60 jours nets ou 45 jours fin de mois.

  • Modalités de règlement

    Ex. : virement bancaire, prélèvement, chèque.

  • Taux des pénalités de retard

    Ne peut être inférieur au taux BCE majoré de 10 points.

  • Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement

    40 euros minimum, due de plein droit en cas de retard de paiement (article D441-5 du Code de commerce).

  • Conditions et délais de livraison

  • Résumé des garanties applicables

    Conformité et vices cachés, notamment.

  • Durée du préavis en cas de résiliation

  • Tribunal compétent en cas de litige

  • Date de dernière mise à jour des CGV

Personnalisez votre modèle

Ex. : tarif catalogue en vigueur au jour de la commande, communiqué sur demande ou disponible sur le site du vendeur.

Ne peut en principe dépasser 60 jours nets ou 45 jours fin de mois.

Ex. : virement bancaire, prélèvement, chèque.

Ne peut être inférieur au taux BCE majoré de 10 points.

40 euros minimum, due de plein droit en cas de retard de paiement (article D441-5 du Code de commerce).

Conformité et vices cachés, notamment.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Les CGV B2B sont-elles obligatoires ?
Elles ne sont pas obligatoires en tant que telles, mais leur communication devient obligatoire dès qu'un client professionnel en fait la demande, en application de l'article L441-1 du Code de commerce. Un vendeur qui n'a pas rédigé de CGV ou qui refuse de les communiquer sur demande s'expose à des sanctions administratives. Contrairement au B2C, elles n'ont pas à être remises systématiquement avant chaque commande.
Quel est le délai de paiement maximum autorisé entre professionnels ?
Sauf dérogation sectorielle spécifique, le délai de paiement convenu entre professionnels ne peut en principe dépasser 60 jours nets à compter de la date d'émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si cette modalité est expressément prévue au contrat. Le dépassement de ces plafonds expose l'entreprise à des amendes administratives prononcées par la DGCCRF.
Que risque-t-on à ne pas prévoir de pénalités de retard ?
La clause de pénalités de retard est obligatoire dans les CGV B2B depuis la loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008. Son absence n'empêche pas les pénalités de s'appliquer de plein droit (elles sont dues même sans clause), mais l'omission de cette mention obligatoire dans les CGV constitue en elle-même un manquement sanctionnable par la DGCCRF, indépendamment de l'application effective des pénalités.
Qu'est-ce que le déséquilibre significatif ?
L'article L442-1 I du Code de commerce sanctionne le fait de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties. Dans des CGV B2B, cela vise par exemple des clauses d'exonération de responsabilité excessives, des réserves de modification unilatérale sans limite, ou des conditions de résiliation manifestement favorables au seul vendeur.
Comment les CGV deviennent-elles opposables au client ?
Les CGV doivent avoir été portées à la connaissance du client avant ou au plus tard au moment de la formation du contrat (bon de commande, devis, mention sur le site du vendeur) et acceptées, expressément ou tacitement, par le client. Une clause d'acceptation lors de la commande renforce leur opposabilité en cas de litige.
Quelle différence entre CGV B2B et CGV B2C ?
Les CGV B2C doivent être systématiquement communiquées au consommateur avant toute commande et sont encadrées par le droit de la consommation (droit de rétractation, clauses abusives au sens du Code de la consommation). Les CGV B2B relèvent principalement du Code de commerce : elles ne sont dues sur demande qu'à un acheteur professionnel, et sont encadrées par les règles de transparence tarifaire et de délais de paiement propres aux relations commerciales entre entreprises.
Le barème de prix doit-il figurer intégralement dans les CGV ?
L'article L441-1 impose que les CGV mentionnent le barème des prix unitaires ou, à défaut, les modalités selon lesquelles il est communiqué au client (catalogue, devis, tarif disponible sur demande). Une simple référence aux modalités de communication du barème est donc admise, sans qu'il soit nécessaire de reproduire l'intégralité du tarif dans le corps des CGV.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.