Modèle de contrat de sous-traitance BTP gratuit
Présentation
Le contrat de sous-traitance BTP permet à un entrepreneur principal, titulaire d'un marché de travaux, de confier à un sous-traitant l'exécution d'une partie de ce marché. Ce contrat obéit à un régime légal spécifique et protecteur pour le sous-traitant : la loi n°75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. Quand l'utiliser : dès qu'une entreprise titulaire d'un marché de travaux (l'entrepreneur principal) confie l'exécution de tout ou partie de ses obligations à une autre entreprise (le sous-traitant), sans que le maître d'ouvrage ne devienne partie au contrat de sous-traitance. Formalités obligatoires : la loi de 1975 impose à l'entrepreneur principal de faire accepter le sous-traitant par le maître d'ouvrage et de faire agréer par lui les conditions de paiement du sous-traitant (article 3). À défaut, le contrat de sous-traitance encourt la nullité et l'entrepreneur principal s'expose à des sanctions. Le sous-traitant bénéficie en outre d'une action directe en paiement contre le maître d'ouvrage (article 12) si l'entrepreneur principal ne le paie pas, un mois après mise en demeure restée sans effet. Parties : l'entrepreneur principal (titulaire du marché vis-à-vis du maître d'ouvrage) et le sous-traitant (l'entreprise exécutant tout ou partie des travaux pour le compte de l'entrepreneur principal). Clauses essentielles : la description précise des travaux sous-traités, le prix et les modalités de paiement du sous-traitant, la mention de l'acceptation du sous-traitant et de l'agrément de ses conditions de paiement par le maître d'ouvrage (avec référence à l'acte correspondant), la caution garantissant le paiement du sous-traitant à défaut de délégation de paiement (article 14 de la loi de 1975), les délais d'exécution, et l'assurance responsabilité civile professionnelle et décennale du sous-traitant lorsque ses travaux relèvent de la garantie décennale (article 1792 et suivants du Code civil). Erreurs à éviter : omettre l'acceptation du sous-traitant et l'agrément de ses conditions de paiement par le maître d'ouvrage (formalité d'ordre public dont l'omission expose l'entrepreneur principal à sa responsabilité et peut entraîner la nullité relative du contrat, invocable par le seul sous-traitant), oublier la caution ou la délégation de paiement garantissant le sous-traitant, et confondre sous-traitance et co-traitance (groupement d'entreprises directement liées au maître d'ouvrage).
Informations à personnaliser
Nom ou raison sociale de l'entrepreneur principal
Adresse de l'entrepreneur principal
Nom ou raison sociale du sous-traitant
Adresse du sous-traitant
Référence et objet du marché principal
Nom du maître d'ouvrage du marché principal
Description des travaux sous-traités
Adresse du chantier
Prix des travaux sous-traités hors taxes
Modalités de paiement du sous-traitant
Date de l'acceptation du sous-traitant et de l'agrément de ses conditions de paiement
Formalité obligatoire (art. 3 loi n°75-1334 du 31/12/1975).
Garantie de paiement (caution ou délégation de paiement)
Délai d'exécution des travaux sous-traités
Date de début des travaux sous-traités
Date de signature
Personnalisez votre modèle
Formalité obligatoire (art. 3 loi n°75-1334 du 31/12/1975).
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- L'acceptation du sous-traitant par le maître d'ouvrage est-elle obligatoire ?
- Oui. L'article 3 de la loi n°75-1334 du 31 décembre 1975 impose à l'entrepreneur principal de faire accepter chaque sous-traitant et agréer ses conditions de paiement par le maître d'ouvrage. C'est une formalité d'ordre public : son absence expose le contrat à la nullité, invocable par le seul sous-traitant.
- Qu'est-ce que l'action directe du sous-traitant ?
- L'article 12 de la loi de 1975 permet au sous-traitant impayé de réclamer directement le paiement des sommes dues au maître d'ouvrage, à condition d'avoir préalablement mis en demeure l'entrepreneur principal et que ce dernier n'ait pas payé dans le délai d'un mois.
- Quelle garantie de paiement doit fournir l'entrepreneur principal au sous-traitant ?
- L'article 14 de la loi de 1975 impose à l'entrepreneur principal de garantir le paiement du sous-traitant, soit par une caution bancaire, soit par une délégation de paiement du maître d'ouvrage, sauf lorsque le maître d'ouvrage est une personne physique construisant pour son usage personnel ou familial.
- Le sous-traitant a-t-il un lien contractuel avec le maître d'ouvrage ?
- Non, en principe. Le sous-traitant est lié contractuellement à l'entrepreneur principal uniquement. Le maître d'ouvrage intervient seulement pour accepter le sous-traitant et agréer ses conditions de paiement, et peut être actionné via l'action directe en cas d'impayé.
- Le sous-traitant est-il soumis à la garantie décennale ?
- Oui, s'il participe à la construction d'un ouvrage au sens des articles 1792 et suivants du Code civil, le sous-traitant est considéré comme un constructeur et engage sa responsabilité décennale pour les travaux qu'il a exécutés, indépendamment de la responsabilité de l'entrepreneur principal.
- Que risque l'entrepreneur principal en cas de sous-traitance occulte ?
- La sous-traitance occulte (non déclarée au maître d'ouvrage) prive le sous-traitant de la protection de la loi de 1975 et expose l'entrepreneur principal à des sanctions pénales (travail dissimulé le cas échéant) ainsi qu'à sa responsabilité civile envers le sous-traitant lésé.
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Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 29 août 2026
- Pays
- FR
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.