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Le contrat VTC B2B organise la relation commerciale entre une centrale de réservation VTC (société qui met en relation des clients avec des chauffeurs, ou société exploitant une flotte) et un chauffeur ou une société de VTC exploitant son propre véhicule et sa propre carte professionnelle. Il ne s'agit pas d'un contrat de travail : les parties entendent formaliser une relation entre deux professionnels indépendants, régie par le droit commercial, dans laquelle le chauffeur (ou la société de VTC partenaire) conserve la maîtrise de son organisation, de ses horaires et de sa clientèle propre. Cette qualification d'indépendance doit correspondre à la réalité de l'exécution du contrat : une centrale qui impose des horaires, un volume minimal de courses, des tarifs unilatéraux et un contrôle permanent de l'activité s'expose à une requalification du contrat en contrat de travail par le juge, sur le fondement du faisceau d'indices caractérisant un lien de subordination (jurisprudence constante depuis les arrêts Take Eat Easy et Uber de la Cour de cassation). L'activité de transport public particulier de personnes (VTC) est strictement encadrée par les articles L3122-1 et suivants du Code des transports : le chauffeur doit être titulaire d'une carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture (après examen), le véhicule doit être inscrit au registre des VTC et respecter des caractéristiques techniques précises, et l'exploitant doit être inscrit au registre des exploitants de VTC tenu par l'autorité compétente. L'exercice de l'activité sans ces autorisations est puni pénalement. Quand l'utiliser : pour formaliser la relation entre une centrale VTC (société de réservation, plateforme partenaire, société d'exploitation de flotte) et un chauffeur ou une société de VTC partenaire qui exécute des courses pour son compte, en dehors du cadre d'une plateforme numérique grand public déjà régie par ses propres conditions générales. Parties : la centrale VTC (ci-après « le Donneur d'ordre ») et le chauffeur ou la société de VTC partenaire (ci-après « le Prestataire »), chacun agissant en qualité de professionnel indépendant. Clauses essentielles : la déclaration réciproque des autorisations administratives détenues (carte professionnelle VTC, inscription au registre des exploitants, immatriculation du véhicule au registre VTC), l'objet précis de la prestation (mise en relation, apport de courses, ou sous-traitance de courses), les modalités de rémunération et de facturation, l'affirmation expresse de l'indépendance du Prestataire (absence de lien de subordination, liberté d'organisation, liberté d'accepter ou de refuser une course, liberté de travailler pour d'autres donneurs d'ordre), les obligations d'assurance (responsabilité civile professionnelle et assurance du véhicule pour le transport de personnes à titre onéreux), et les conditions de résiliation. Points de vigilance : ne jamais rédiger de clause qui organiserait un contrôle horaire, un objectif de courses minimal contraignant, ou un pouvoir disciplinaire du Donneur d'ordre sur le Prestataire, sous peine de fragiliser la qualification de contrat commercial indépendant ; vérifier que le Prestataire dispose bien d'une immatriculation Kbis ou d'un statut de travailleur indépendant distinct, faute de quoi il ne peut légalement contracter en cette qualité ; ne pas confondre ce contrat avec les conditions d'utilisation d'une plateforme numérique de mise en relation, qui relèvent d'un régime spécifique (articles L7341-1 et suivants du Code du travail sur la responsabilité sociale des plateformes). Erreurs à éviter : omettre la vérification des autorisations administratives du Prestataire avant signature ; insérer une clause d'exclusivité déséquilibrée qui interdirait au Prestataire de travailler pour d'autres donneurs d'ordre sans contrepartie économique proportionnée ; fixer une rémunération qui, une fois déduits les coûts imposés par le Donneur d'ordre (commission, frais de mise en relation, véhicule imposé), ne permettrait pas au Prestataire de dégager un revenu décent — un tel déséquilibre est un indice supplémentaire de subordination économique retenu par les juges.
Nom ou raison sociale de la centrale VTC
Adresse de la centrale VTC
SIRET de la centrale VTC
Numéro d'inscription au registre des exploitants VTC
Nom ou raison sociale du Prestataire (chauffeur ou société VTC)
Adresse du Prestataire
SIRET ou numéro d'immatriculation du Prestataire
Numéro de carte professionnelle VTC du chauffeur
Numéro d'inscription du véhicule au registre VTC
Nature de la prestation (mise en relation, apport de courses, sous-traitance)
Modalités de rémunération (commission, tarif par course, forfait)
Clause d'exclusivité
Une exclusivité doit avoir une contrepartie économique proportionnée.
Durée du contrat
Délai de préavis en cas de résiliation
Date de début du contrat
Date de signature
Une exclusivité doit avoir une contrepartie économique proportionnée.