Aller au contenu principal
Certyneo

Modèle de contrat de voix off gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

Le contrat de voix off encadre la prestation d'un interprète (comédien, comédienne ou voix professionnelle) chargé d'enregistrer une bande sonore destinée à accompagner un contenu audiovisuel, publicitaire ou multimédia (film institutionnel, publicité, module e-learning, audioguide, standard téléphonique, application vocale) pour le compte d'un client (le producteur ou l'annonceur). Ce contrat présente une particularité juridique importante : au-delà de la cession des droits d'exploitation de l'enregistrement, il touche au régime spécifique des artistes-interprètes et de leurs droits voisins du droit d'auteur, organisés par les articles L212-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Un interprète — qui « représente, chante, récite, déclame, joue ou exécute de toute autre manière une œuvre » selon la définition légale — dispose de droits voisins sur son interprétation (droit de fixation, de reproduction et de communication au public), distincts des droits d'auteur sur le texte lu. Selon la jurisprudence et la doctrine, la qualification d'artiste-interprète peut être discutée pour certaines prestations très techniques ou répétitives (voix de standard téléphonique, par exemple), mais elle s'applique en principe dès lors qu'il y a une interprétation créative, même brève. Par prudence, il est donc recommandé de traiter toute prestation de voix off comme relevant potentiellement du régime des droits voisins, avec un formalisme de cession proche de celui exigé pour le droit d'auteur (délimitation précise de l'étendue, de la destination, du lieu et de la durée de l'autorisation d'exploitation), et d'y adjoindre une autorisation distincte relative à l'utilisation de la voix de l'interprète en tant qu'attribut de sa personnalité. Quand l'utiliser : pour toute commande d'enregistrement vocal auprès d'un comédien, d'une comédienne ou d'un professionnel de la voix, que ce soit pour un usage publicitaire, institutionnel ou pédagogique. Parties : le client (le producteur ou l'annonceur commanditaire) et l'interprète (le comédien ou la comédienne réalisant l'enregistrement vocal). Clauses essentielles : la description précise du texte à interpréter et du contexte d'usage (publicité, module de formation, audioguide) ; les modalités de la séance d'enregistrement (durée, lieu, nombre de prises) ; la rémunération, qui peut inclure un cachet d'interprétation distinct de la cession des droits d'exploitation ; la cession des droits d'exploitation de l'enregistrement, énumérant précisément les supports, territoires et durée d'exploitation autorisés ; et une clause d'exclusivité sectorielle temporaire, usuelle en publicité, empêchant l'interprète de prêter sa voix à un concurrent direct pendant une période déterminée. Erreurs à éviter : confondre le cachet d'interprétation (rémunération de la prestation vocale) avec la rémunération de la cession des droits d'exploitation, qui doivent en principe être distingués ; omettre de prévoir une clause d'exclusivité sectorielle temporaire alors que le contexte est publicitaire, ce qui peut permettre à l'interprète de prêter sa voix, peu après, à un concurrent direct du client ; et rédiger une cession de droits trop générale, sans délimitation précise des supports et de la durée d'exploitation autorisés.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale du client

  • Adresse du client

  • Nom de l'interprète (comédien / comédienne voix off)

  • Adresse de l'interprète

  • Description du texte à interpréter et du contexte d'usage

    Ex. : voix off publicité TV 30 secondes, module e-learning, audioguide.

  • Modalités de la séance d'enregistrement

    Durée, lieu (studio du client, du prestataire, à distance), nombre de prises prévues.

  • Cachet d'interprétation (€)

  • Rémunération de la cession des droits d'exploitation (€)

    Peut être distincte du cachet d'interprétation.

  • Supports et territoires d'exploitation autorisés

  • Durée de la cession des droits d'exploitation

  • Clause d'exclusivité sectorielle

    Facultatif : secteur concerné et durée pendant laquelle l'interprète ne peut prêter sa voix à un concurrent.

  • Date de signature du contrat

Personnalisez votre modèle

Ex. : voix off publicité TV 30 secondes, module e-learning, audioguide.

Durée, lieu (studio du client, du prestataire, à distance), nombre de prises prévues.

Peut être distincte du cachet d'interprétation.

Facultatif : secteur concerné et durée pendant laquelle l'interprète ne peut prêter sa voix à un concurrent.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Un comédien de voix off dispose-t-il de droits sur son interprétation ?
En principe oui, en tant qu'artiste-interprète au sens des articles L212-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle, dès lors qu'il y a une interprétation créative, même brève. Ces droits voisins portent sur la fixation, la reproduction et la communication au public de son interprétation, distinctement des droits d'auteur sur le texte lu.
Faut-il distinguer le cachet d'interprétation de la cession des droits d'exploitation ?
C'est fortement recommandé. Le cachet rémunère la prestation vocale elle-même (la séance d'enregistrement), tandis que la cession des droits rémunère l'autorisation d'exploiter l'enregistrement sur des supports et pour une durée déterminés. Les confondre expose à des difficultés d'interprétation en cas de litige sur le périmètre payé.
Pourquoi prévoir une clause d'exclusivité sectorielle dans un contrat de voix off publicitaire ?
Sans une telle clause, l'interprète reste libre de prêter sa voix à un concurrent direct du client peu après, ce qui peut nuire à l'identité sonore recherchée par l'annonceur. La clause d'exclusivité, limitée dans le temps et à un secteur défini, protège cet investissement.
La cession des droits d'exploitation peut-elle être illimitée dans le temps ?
Elle peut l'être si les parties en conviennent explicitement, mais il est recommandé de toujours préciser une durée déterminée ou expressément qualifiée d'illimitée, ainsi que les supports et territoires exacts d'exploitation autorisés, pour éviter toute ambiguïté.
L'autorisation d'utiliser la voix de l'interprète est-elle incluse dans la cession de droits voisins ?
Il est recommandé de la prévoir distinctement, car la voix constitue également un attribut de la personnalité de l'interprète, protégé indépendamment du régime des droits voisins des artistes-interprètes. Une autorisation explicite couvrant les deux aspects sécurise davantage le contrat.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.