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Certyneo

Modèle de contrat de production vidéo gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

Le contrat de production vidéo encadre la réalisation d'un contenu audiovisuel (film institutionnel, publicité, clip, motion design, vidéo de marque, tutoriel, etc.) par un prestataire (le producteur ou réalisateur) pour le compte d'un client (l'annonceur ou commanditaire). Il précise à la fois les modalités de la prestation de tournage et de montage, et surtout les conditions de cession des droits d'exploitation de la vidéo finale au client. Le point le plus sensible de ce type de contrat tient au régime du droit d'auteur. Une vidéo originale constitue en principe une œuvre de l'esprit protégée, dont l'auteur (le réalisateur, et le cas échéant les autres contributeurs créatifs) est titulaire des droits patrimoniaux, sauf cession expresse. L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose un formalisme strict pour toute cession de droits d'auteur : chaque droit cédé (reproduction, représentation, adaptation) doit faire l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession, et le domaine d'exploitation des droits cédés doit être délimité quant à son étendue, sa destination, le lieu et la durée. Une clause de cession rédigée de façon trop générale (« tous droits cédés au client ») est susceptible d'être jugée insuffisante en cas de litige, ce qui peut priver le client de la possibilité d'exploiter la vidéo comme il l'entendait. Quand l'utiliser : pour toute commande de vidéo par une entreprise à un producteur, réalisateur ou société de production indépendant, qu'il s'agisse d'un film publicitaire, d'une vidéo corporate, d'un contenu destiné aux réseaux sociaux ou d'un module de formation. Parties : le client (l'entreprise commanditaire) et le producteur/prestataire (le réalisateur ou la société de production chargée de la conception, du tournage et du montage). Clauses essentielles : la description précise du projet (thème, durée approximative, formats livrés, nombre de versions) ; le calendrier de production (préproduction, tournage, montage, validations intermédiaires) ; le prix et les modalités de paiement, le cas échéant échelonnées selon les étapes de livraison ; la cession des droits d'exploitation, énumérant précisément chaque droit cédé, les supports et territoires d'exploitation autorisés et la durée de la cession, conformément à l'article L131-3 du CPI ; le régime applicable aux droits à l'image des personnes apparaissant dans la vidéo (autorisations distinctes à recueillir) et aux éventuels éléments tiers (musique, images d'archives) ; ainsi qu'une clause de validation et de nombre de révisions incluses dans le prix. Erreurs à éviter : rédiger une clause de cession de droits trop vague, sans énumération distincte de chaque droit cédé ni délimitation de sa durée et de son étendue, ce qui l'expose à une remise en cause ; omettre de recueillir des autorisations de droit à l'image spécifiques pour les personnes filmées, distinctes de la cession des droits d'auteur du réalisateur ; et ne pas clarifier le nombre de tours de révisions inclus dans le prix, source fréquente de litiges sur des dépassements de budget en cas de demandes de retouches successives.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale du client

  • Adresse du client

  • Nom ou raison sociale du producteur/réalisateur

  • Numéro SIREN du producteur

  • Adresse du producteur

  • Description du projet vidéo

    Thème, durée approximative, formats livrés (16:9, 9:16, etc.), nombre de versions.

  • Calendrier de production

    Dates ou délais de préproduction, tournage, montage et livraison finale.

  • Prix total de la prestation (€ HT)

  • Modalités de paiement

    Ex. : 30% à la signature, 40% après tournage, 30% à la livraison finale.

  • Détail des droits d'exploitation cédés

    Reproduction, représentation, adaptation — à énumérer distinctement (art. L131-3 CPI).

  • Supports et territoires d'exploitation autorisés

    Ex. : site internet, réseaux sociaux, télévision, France uniquement ou monde entier.

  • Durée de la cession des droits

  • Nombre de tours de révisions inclus

  • Date de signature du contrat

Personnalisez votre modèle

Thème, durée approximative, formats livrés (16:9, 9:16, etc.), nombre de versions.

Dates ou délais de préproduction, tournage, montage et livraison finale.

Ex. : 30% à la signature, 40% après tournage, 30% à la livraison finale.

Reproduction, représentation, adaptation — à énumérer distinctement (art. L131-3 CPI).

Ex. : site internet, réseaux sociaux, télévision, France uniquement ou monde entier.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Pourquoi la clause de cession de droits doit-elle être aussi détaillée ?
L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose que chaque droit cédé (reproduction, représentation, adaptation) fasse l'objet d'une mention distincte, et que l'étendue, la destination, le lieu et la durée de la cession soient précisés. Une clause trop générale (« tous droits cédés ») peut être jugée insuffisante et priver le client de la possibilité d'exploiter la vidéo comme prévu.
Le droit à l'image des personnes filmées est-il inclus dans la cession de droits d'auteur ?
Non, ce sont deux régimes distincts. La cession porte sur les droits d'auteur du réalisateur sur l'œuvre audiovisuelle. Les personnes apparaissant à l'image (salariés, clients, figurants) doivent donner une autorisation de droit à l'image séparée, précisant les usages et supports autorisés.
Qui est responsable si la vidéo utilise une musique non autorisée ?
En principe le producteur, qui doit garantir disposer des licences nécessaires pour tout élément tiers intégré (musique, images d'archives). Il est recommandé d'inscrire cette garantie explicitement au contrat pour clarifier la répartition de responsabilité en cas de réclamation.
Combien de révisions sont normalement incluses dans un contrat de production vidéo ?
Il n'existe pas de règle légale : c'est une clause purement contractuelle, à négocier entre les parties. Il est recommandé de fixer un nombre précis de tours de révisions inclus dans le prix, et de prévoir une facturation complémentaire au-delà, pour éviter les litiges sur des demandes de retouches illimitées.
Peut-on limiter la cession de droits à certains supports uniquement ?
Oui, et c'est même recommandé pour respecter le formalisme de l'article L131-3 du CPI : la cession doit préciser les supports et territoires d'exploitation autorisés (ex. : site internet et réseaux sociaux uniquement, France uniquement). Toute exploitation hors de ce périmètre nécessite un accord complémentaire.
Que se passe-t-il si le calendrier de production n'est pas respecté ?
Le contrat devrait prévoir les conséquences d'un retard (pénalités, faculté de résiliation) propres à chaque situation. À défaut de clause spécifique, les règles de droit commun de la responsabilité contractuelle s'appliquent, ce qui rend la preuve du préjudice plus complexe.

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Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.