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Le bon à tirer (BAT) est le document par lequel un client valide de manière formelle et définitive une épreuve — visuel, maquette, texte final — avant son lancement en impression, en production ou en diffusion, chez un imprimeur, une agence de communication, un studio graphique ou tout autre prestataire de production. Sa fonction est double : figer contractuellement la version approuvée du document, et transférer au client la responsabilité des erreurs qui subsisteraient dans cette version après sa signature. Sur le plan juridique, le BAT signé constitue en principe une preuve de l'accord du client sur le contenu exact du document tel qu'il lui a été soumis. La jurisprudence considère de façon constante qu'un prestataire qui reproduit fidèlement un BAT signé sans réserve ne peut se voir reprocher les erreurs (fautes d'orthographe, erreurs de couleur, de dimension, de coordonnées) qui figuraient déjà dans le document validé — sauf si le prestataire avait connaissance de l'erreur et n'a pas alerté le client, ou si l'erreur résulte d'une modification technique introduite par le prestataire après validation (défaut d'impression, de calibrage colorimétrique) et non du contenu validé lui-même. Ce document ne dispense donc pas le prestataire de sa propre obligation de conseil et de vigilance professionnelle. Quand l'utiliser : à chaque étape de validation finale avant lancement d'une production — impression (flyers, catalogues, packagings), diffusion d'une publicité, mise en ligne d'une création graphique finalisée — chaque fois qu'une erreur non détectée aurait un coût de correction élevé une fois la production lancée. Parties : le prestataire (imprimeur, agence, studio) et le client (donneur d'ordre) ou son représentant dûment habilité à valider le document au nom de l'entreprise. Clauses essentielles : l'identification précise et non ambiguë du document soumis à validation (référence, version, date, nombre de pages ou de fichiers), la mention explicite que la signature vaut validation définitive et emporte transfert de responsabilité au client pour les éléments visibles dans le document tel que soumis, un délai de retour au-delà duquel l'absence de réponse du client peut valoir validation tacite (« bon à tirer par défaut »), et la réserve expresse selon laquelle le prestataire reste responsable des défauts propres à sa prestation technique (qualité d'impression, respect des spécifications techniques convenues) non visibles sur l'épreuve fournie. Erreurs à éviter : lancer une production sur la base d'un accord oral ou d'un simple e-mail flou (« c'est bon pour moi ») sans document formalisé identifiant précisément la version validée, ce qui prive le prestataire de toute preuve solide en cas de contestation ultérieure ; omettre de préciser un délai de retour, ce qui bloque la production en cas de silence prolongé du client ; et confondre le BAT avec une simple maquette de travail — seul un document présenté comme définitif et explicitement validé comme tel produit l'effet exonératoire recherché.
Nom ou raison sociale du prestataire
Numéro SIREN du prestataire
Adresse du prestataire
Nom ou raison sociale du client
Nom du représentant habilité à valider
Référence et description du document soumis
Ex. : catalogue produits 2026, version 3, 24 pages, fichier CATALOGUE_2026_V3.pdf.
Date d'envoi de l'épreuve au client
Délai de retour accordé au client
Ex. : 48 heures ouvrées à compter de la réception.
Validation tacite en cas de silence du client
Oui, l'absence de réponse dans le délai vaut validation ; ou Non, une validation expresse est requise.
Date de signature du bon à tirer
Ex. : catalogue produits 2026, version 3, 24 pages, fichier CATALOGUE_2026_V3.pdf.
Ex. : 48 heures ouvrées à compter de la réception.
Oui, l'absence de réponse dans le délai vaut validation ; ou Non, une validation expresse est requise.