Aller au contenu principal
Certyneo

Modèle de convention de véhicule de fonction gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La convention de véhicule de fonction formalise la mise à disposition d'un véhicule par l'employeur à un salarié, avec autorisation d'usage à titre privé (en dehors du temps et des déplacements professionnels). Cette autorisation d'usage personnel est l'élément qui distingue juridiquement le véhicule de fonction du véhicule de service : ce dernier n'est mis à disposition que pour les besoins de l'activité professionnelle et doit en principe être restitué ou stationné sur le lieu de travail en dehors des heures de service, sans usage privé autorisé. Confondre les deux régimes dans un document contractuel expose l'employeur à un risque de redressement URSSAF, l'administration pouvant requalifier un usage privé de fait en avantage en nature non déclaré. Le véhicule de fonction constitue en effet un avantage en nature au sens du droit de la sécurité sociale : sa valeur est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales et soumise à l'impôt sur le revenu au titre des traitements et salaires, qu'il soit évalué selon un forfait annuel (pourcentage du coût d'achat ou de la valeur locative annuelle du véhicule) ou selon les dépenses réellement engagées par l'employeur, conformément au barème publié par l'URSSAF. Ce forfait est distinct pour les véhicules électriques et pour les véhicules pris en location, et son montant évolue chaque année selon la réglementation en vigueur — il appartient à l'employeur de retenir le barème applicable à la date d'octroi. Quand l'utiliser : pour formaliser la mise à disposition d'un véhicule de fonction à un salarié, avec usage professionnel et privé autorisé, en complément ou en substitution d'une clause du contrat de travail. Parties : l'entreprise (ci-après « l'Employeur ») et le salarié bénéficiaire (ci-après « le Bénéficiaire »). Clauses essentielles : la désignation précise du véhicule (marque, modèle, immatriculation, valeur d'achat ou valeur locative), l'autorisation expresse d'usage privé et ses éventuelles limites (kilométrage, zone géographique, interdiction de prêt à des tiers), le mode d'évaluation de l'avantage en nature retenu par l'employeur (forfait ou dépenses réelles) et son incidence sur la rémunération nette et les cotisations sociales, la répartition des obligations d'entretien, d'assurance et de prise en charge du carburant entre les usages professionnel et privé, les règles applicables en cas d'infraction au code de la route commise par le salarié (paiement des amendes, obligation de désignation du conducteur en application de l'article L121-6 du Code de la route), et les conditions de restitution du véhicule à la fin du contrat de travail ou en cas de suspension prolongée (arrêt maladie de longue durée, congé sabbatique). Points de vigilance : le retrait du véhicule de fonction en cours de contrat, contrairement au véhicule de service, constitue une modification du contrat de travail qui requiert en principe l'accord du salarié, sauf clause de réversibilité clairement stipulée dès l'origine ; l'avantage en nature doit figurer sur le bulletin de paie du salarié ; en cas de sinistre ou d'infraction commise avec le véhicule pendant un usage privé, la répartition des responsabilités entre l'employeur (en tant que titulaire de la carte grise) et le salarié (en tant que conducteur) doit être clairement anticipée par la convention. Erreurs à éviter : ne pas mentionner l'usage privé autorisé alors qu'il est effectivement toléré, ce qui prive l'employeur de toute base contractuelle pour justifier l'évaluation de l'avantage en nature en cas de contrôle URSSAF ; omettre l'obligation de désignation du conducteur en cas d'infraction relevée par un radar automatique, l'employeur restant responsable pécuniairement de l'amende s'il ne dénonce pas le salarié conducteur ; confondre ce modèle avec celui du véhicule de service, qui ne comporte pas d'usage privé autorisé et n'est donc pas un avantage en nature.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale de l'entreprise

  • Adresse du siège de l'entreprise

  • Nom du salarié bénéficiaire

  • Fonction du salarié

  • Marque et modèle du véhicule

  • Numéro d'immatriculation

  • Valeur d'achat ou valeur locative annuelle du véhicule

  • Type d'énergie du véhicule (thermique, hybride, électrique)

    Le barème d'évaluation de l'avantage en nature diffère pour les véhicules électriques.

  • Mode d'évaluation de l'avantage en nature (forfait ou dépenses réelles)

  • Limites de l'usage privé (kilométrage, zone géographique)

  • Prise en charge du carburant pour l'usage privé

  • Date de mise à disposition du véhicule

  • Date de signature de la convention

Personnalisez votre modèle

Le barème d'évaluation de l'avantage en nature diffère pour les véhicules électriques.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Quelle différence entre véhicule de fonction et véhicule de service ?
Le véhicule de fonction peut être utilisé à titre privé, en dehors des déplacements professionnels : c'est un avantage en nature soumis à cotisations sociales. Le véhicule de service ne peut être utilisé que pour les besoins du travail, sans usage privé autorisé, et n'est donc pas un avantage en nature.
Comment est évalué l'avantage en nature lié au véhicule de fonction ?
Selon un forfait annuel (pourcentage du coût d'achat ou de la valeur locative du véhicule) ou selon les dépenses réellement engagées par l'employeur, au choix de ce dernier, conformément au barème publié par l'URSSAF. Ce barème diffère pour les véhicules électriques et pour les véhicules en location.
L'employeur peut-il retirer le véhicule de fonction à tout moment ?
Non, en principe. Le véhicule de fonction étant un élément de la rémunération, son retrait en cours de contrat constitue une modification du contrat de travail qui nécessite l'accord du salarié, sauf clause de réversibilité prévue dès l'origine.
Qui paie l'amende en cas d'infraction commise avec le véhicule de fonction ?
L'employeur, titulaire de la carte grise, doit désigner le salarié conducteur au moment des faits en cas d'infraction relevée par un radar automatique (article L121-6 du Code de la route). Le salarié reste responsable du paiement de l'amende, que l'usage soit professionnel ou privé.
Que devient le véhicule de fonction en cas d'arrêt maladie prolongé ?
Cela dépend des dispositions prévues par la convention, le contrat de travail ou un accord collectif applicable. Certaines entreprises maintiennent le véhicule à disposition, d'autres en demandent la restitution temporaire — il est recommandé d'anticiper ce cas dans la convention.
Le véhicule de fonction doit-il figurer sur le bulletin de paie ?
Oui. L'avantage en nature résultant de l'usage privé autorisé du véhicule est réintégré dans l'assiette des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu, et apparaît à ce titre sur le bulletin de paie du salarié.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.