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Certyneo

Modèle d'accord de continuité d'approvisionnement gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

L'accord de continuité d'approvisionnement (parfois appelé « accord de sécurisation des approvisionnements » ou « business continuity agreement ») organise les engagements pris par un fournisseur envers un client pour garantir la disponibilité continue de produits ou de composants jugés critiques pour l'activité de ce dernier. Il vient généralement compléter un contrat-cadre d'approvisionnement ou des conditions générales d'achat existantes, en ajoutant des engagements spécifiques de résilience : stocks de sécurité, plans de secours en cas de rupture, sources d'approvisionnement alternatives, et procédures d'alerte anticipée. Ce document n'a pas de régime légal spécifique en droit français : il relève de la liberté contractuelle, encadrée par le droit commun des contrats (Code civil) et, lorsque les parties sont des professionnels engagés dans une relation commerciale établie, par les articles L441-1 et suivants du Code de commerce relatifs aux pratiques restrictives de concurrence. En particulier, l'article L442-1 II du Code de commerce sanctionne la rupture brutale, même partielle, d'une relation commerciale établie sans préavis écrit suffisant tenant compte de la durée de la relation. Un accord de continuité d'approvisionnement bien rédigé prévoit donc des clauses de préavis et de sortie qui anticipent ce risque, dans les deux sens (le fournisseur qui cesse d'approvisionner comme le client qui cesse de commander). Contenu essentiel : la désignation précise des produits ou familles de produits couverts, le niveau de stock de sécurité à maintenir (chez le fournisseur, chez un tiers, ou en stock partagé), les délais de réapprovisionnement garantis, les procédures d'alerte en cas de risque de rupture (matière première, capacité de production, événement de force majeure), et les solutions de repli envisagées (sources alternatives qualifiées, substitution de composants). L'accord précise également les conséquences d'un manquement : pénalités, faculté de s'approvisionner temporairement ailleurs sans que cela constitue une rupture du contrat, ou résiliation en cas de défaillance répétée. Quand l'utiliser : lorsqu'un client dépend fortement d'un fournisseur pour un composant, une matière première ou un produit stratégique (mono-source, forte dépendance industrielle, produit difficilement substituable à court terme), et souhaite sécuriser contractuellement la continuité de cet approvisionnement plutôt que de simplement subir le risque. Articulation avec la clause de force majeure : l'accord de continuité ne supprime pas le jeu normal de la force majeure (article 1218 du Code civil), qui reste une cause d'exonération lorsque l'événement est imprévisible, irrésistible et échappe au contrôle du débiteur. En revanche, il peut restreindre son champ en imposant au fournisseur des obligations renforcées de prévention (diversification de ses propres sources, maintien de stocks tampons) qui rendent plus difficile l'invocation d'une rupture d'approvisionnement comme cas de force majeure si elle résultait d'un défaut d'anticipation. Erreurs à éviter : rester trop vague sur le niveau de stock de sécurité attendu (une obligation de moyens non chiffrée est difficile à faire valoir en cas de litige) ; omettre une clause de préavis suffisant en cas de cessation, exposant les deux parties au risque de rupture brutale sanctionnée par l'article L442-1 II du Code de commerce ; et ne pas prévoir de procédure d'alerte précoce, qui est souvent la disposition la plus utile en pratique pour permettre au client de s'organiser avant qu'une rupture ne survienne réellement. Ce modèle constitue un point de départ rédactionnel ; il ne remplace pas une relecture par un professionnel du droit, notamment pour calibrer les pénalités et les seuils de déclenchement aux enjeux industriels réels des parties.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale du fournisseur

  • Numéro SIREN du fournisseur

  • Adresse du fournisseur

  • Nom ou raison sociale du client

  • Adresse du client

  • Produits ou familles de produits couverts par l'accord

  • Référence au contrat-cadre ou aux CGA existants

    Ex. : contrat d'approvisionnement du [date], CGA en vigueur.

  • Niveau de stock de sécurité à maintenir

    Ex. : équivalent de 4 semaines de consommation moyenne du client.

  • Délai de réapprovisionnement garanti

  • Procédure d'alerte en cas de risque de rupture

  • Sources d'approvisionnement alternatives envisagées

  • Pénalités en cas de manquement à l'obligation de continuité

  • Durée de l'accord

  • Durée du préavis en cas de résiliation ou de non-renouvellement

    À calibrer en fonction de la durée de la relation commerciale (article L442-1 II du Code de commerce).

  • Tribunal compétent en cas de litige

Personnalisez votre modèle

Ex. : contrat d'approvisionnement du [date], CGA en vigueur.

Ex. : équivalent de 4 semaines de consommation moyenne du client.

À calibrer en fonction de la durée de la relation commerciale (article L442-1 II du Code de commerce).

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

L'accord de continuité d'approvisionnement a-t-il un régime légal spécifique ?
Non, il relève de la liberté contractuelle et du droit commun des contrats. Lorsque les parties sont des professionnels en relation commerciale établie, les règles du Code de commerce relatives aux pratiques restrictives de concurrence (notamment la rupture brutale, article L442-1 II) s'appliquent néanmoins en toile de fond.
Que se passe-t-il si le fournisseur ne peut plus livrer en raison d'un cas de force majeure ?
L'accord de continuité n'écarte pas le jeu normal de la force majeure (article 1218 du Code civil) lorsque l'événement est imprévisible, irrésistible et échappe au contrôle du fournisseur. En revanche, les obligations renforcées de prévention prévues à l'accord (stock de sécurité, alerte précoce) peuvent restreindre les cas où la force majeure sera effectivement reconnue.
Peut-on mettre fin à l'accord du jour au lendemain ?
Non, sauf faute grave. Une résiliation sans préavis suffisant expose la partie qui rompt à une action en responsabilité pour rupture brutale d'une relation commerciale établie, sur le fondement de l'article L442-1 II du Code de commerce, si la relation entre les parties est ancienne et stable.
Le niveau de stock de sécurité est-il une obligation de résultat ?
En pratique, il est le plus souvent rédigé comme une obligation de moyens renforcée : le fournisseur s'engage à maintenir un niveau donné mais les parties peuvent prévoir une clause d'exonération en cas d'événement exceptionnel. La qualification exacte dépend de la rédaction retenue et doit être vérifiée avec un professionnel du droit.
Cet accord remplace-t-il le contrat d'approvisionnement principal ?
Non, il vient généralement le compléter. Il est recommandé d'y faire référence explicitement et de veiller à la cohérence entre les deux documents, notamment sur les délais de livraison et les conditions de résiliation.
Comment est déclenchée la procédure d'alerte ?
Dès que le fournisseur a connaissance d'un risque de tension sur ses approvisionnements ou sa capacité de production, il doit en informer le client selon les modalités prévues à l'accord (délai, canal, contenu de l'information). Cette alerte ne dispense pas le fournisseur de ses obligations mais permet au client de s'organiser.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.