Facturation électronique obligatoire : les pratiques à abandonner avant le 1er septembre 2026
À partir du 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique impose formats structurés et plateformes agréées. Les pratiques courantes deviennent non conformes.
Facturation électronique obligatoire : les pratiques à abandonner avant le 1er septembre 2026
Beaucoup d'entreprises abordent encore la réforme de la facturation électronique (RFE) comme une simple conversion de leurs factures en PDF. C'est précisément cette vision réductrice que Victor Delancray, directeur commercial et associé chez Docoon, invite à corriger dans une analyse publiée par le Journal du Net. La réforme, qui s'applique progressivement à partir du 1er septembre 2026, ne change pas uniquement le support : elle transforme le circuit de la facture, son format, sa traçabilité et les obligations de transmission.
Ce qui change concrètement à partir du 1er septembre 2026
Dès cette date, toutes les entreprises devront être en capacité de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les ETI devront également émettre leurs factures dans ce nouveau cadre. Seuls les formats structurés transitant par des plateformes agréées (plateformes d'accès, ou PA) seront considérés comme conformes.
Le PDF ne disparaît pas totalement — il peut subsister pour les ventes aux particuliers — mais en B2B il doit évoluer : un PDF hybride de type Factur-X (associant un PDF lisible à des données XML intégrées) ou un format nativement structuré comme UBL ou CII devient la norme attendue.
La fin du « document joli » : Word, Excel et PDF plat hors jeu
Utiliser Word ou Excel pour générer une facture produit des documents essentiellement visuels, non lisibles par machine. Or la réforme impose des données structurées, exploitables automatiquement. Un PDF « plat » — et a fortiori un PDF scanné — ne porte pas la donnée structurée attendue et ne sera plus conforme en émission B2B.
Il restera possible, notamment pour de petits émetteurs, de déposer un PDF auprès d'une plateforme agréée capable de le convertir vers un format du socle. Mais cette approche introduit une étape de transformation et potentiellement de validation des données extraites, avec une fluidité moindre qu'un échange nativement structuré et un impact sur les coûts qui dépendra du service retenu.