Modèle de SLA - accord de niveau de service gratuit
Présentation
Le SLA (« Service Level Agreement », ou accord de niveau de service) est le document par lequel un prestataire s'engage envers son client sur un niveau de qualité mesurable et objectif du service fourni, au premier rang duquel figure généralement le taux de disponibilité garanti, exprimé en pourcentage du temps de fonctionnement sur une période de référence (le plus souvent mensuelle). Il peut être intégré comme clause ou annexe à un contrat SaaS, d'hébergement ou d'infogérance, ou constituer un document séparé auquel le contrat principal renvoie. À la différence d'un contrat de support, qui porte sur le traitement des demandes individuelles des utilisateurs, le SLA porte sur la performance globale du service dans son ensemble. Ce document relève du droit commun des contrats (articles 1101 et suivants du Code civil) et, lorsqu'il prévoit des pénalités en cas de non-atteinte du niveau de service garanti, du régime des clauses pénales (article 1231-5 du Code civil), que le juge peut modérer ou augmenter si elles sont manifestement excessives ou dérisoires. Sa clause centrale est la définition précise du taux de disponibilité garanti et de sa méthode de calcul : quelles périodes sont exclues du calcul (maintenance planifiée annoncée à l'avance, cas de force majeure), à partir de quel seuil une interruption est comptabilisée comme une indisponibilité, et selon quelle formule le taux réel est calculé sur la période de référence. Quand l'utiliser : chaque fois qu'un prestataire de service numérique (hébergeur, éditeur SaaS, infogérant) souhaite formaliser un engagement chiffré de disponibilité envers son client, assorti le cas échéant de pénalités financières ou de crédits de service en cas de non-respect. Parties : le prestataire, qui s'engage sur le niveau de service, et le client bénéficiaire de cet engagement, dont l'identité et le numéro SIREN doivent être précisés. Clauses essentielles : le taux de disponibilité garanti sur la période de référence (par exemple 99,5 % sur une base mensuelle) ; la méthode de calcul de ce taux, précisant les exclusions (maintenance planifiée, force majeure, causes imputables au client) ; les modalités de mesure et de constatation d'une indisponibilité (outils de supervision, seuils de déclenchement) ; la grille de pénalités ou de crédits de service applicables en cas de non-atteinte du taux garanti, généralement graduée selon l'écart constaté ; les modalités de réclamation par le client en cas d'indisponibilité constatée ; et le plafond global des pénalités applicables sur une période donnée. Erreurs à éviter : fixer un taux de disponibilité garanti sans en préciser la méthode de calcul exacte, ce qui rend l'engagement pratiquement invérifiable par le client ; exclure du calcul des catégories d'indisponibilité trop larges ou mal définies (par exemple une « maintenance » non bornée dans le temps), ce qui vide l'engagement de disponibilité de sa substance ; prévoir des pénalités dérisoires sans rapport avec le préjudice réel subi par le client en cas d'indisponibilité prolongée, ce qui n'incite pas le prestataire à investir dans la fiabilité de son infrastructure ; et ne pas prévoir de plafond de responsabilité clair articulé avec les pénalités du SLA, ce qui peut créer une ambiguïté sur le cumul possible entre pénalités contractuelles et dommages-intérêts en cas de litige.
Informations à personnaliser
Nom ou raison sociale du prestataire
Forme juridique du prestataire
Numéro SIREN du prestataire
Adresse du prestataire
Nom ou raison sociale du client
Forme juridique du client
Numéro SIREN du client
Adresse du client
Nom du service concerné
Taux de disponibilité garanti (%)
Ex. : 99,5 %. Doit être un chiffre précis sur une période de référence définie.
Période de référence du calcul (mensuelle, trimestrielle, etc.)
Méthode de calcul du taux de disponibilité
Formule de calcul et seuil à partir duquel une interruption est comptabilisée.
Exclusions du calcul (maintenance planifiée, force majeure, cause imputable au client)
Modalités de mesure et de constatation d'une indisponibilité
Grille de pénalités ou de crédits de service selon l'écart constaté
Plafond global des pénalités applicables sur une période donnée
Modalités de réclamation par le client
Date de signature ou d'entrée en vigueur du SLA
Personnalisez votre modèle
Ex. : 99,5 %. Doit être un chiffre précis sur une période de référence définie.
Formule de calcul et seuil à partir duquel une interruption est comptabilisée.
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- Qu'est-ce qu'un SLA (accord de niveau de service) ?
- C'est le document par lequel un prestataire s'engage sur un niveau de qualité mesurable et objectif du service fourni, en particulier un taux de disponibilité garanti exprimé en pourcentage du temps de fonctionnement sur une période de référence donnée.
- En quoi le SLA diffère-t-il d'un contrat de support ?
- Le SLA porte sur la performance globale du service dans son ensemble (disponibilité), tandis que le contrat de support porte sur le traitement des demandes individuelles des utilisateurs. Ce sont deux engagements distincts qui répondent à des logiques différentes.
- Comment est calculé le taux de disponibilité garanti ?
- Selon une formule et une méthode qui doivent être précisées dans le SLA : période de référence, seuil à partir duquel une interruption est comptabilisée, et exclusions limitativement définies (maintenance planifiée annoncée à l'avance, cas de force majeure, cause imputable au client).
- Que se passe-t-il si le taux de disponibilité garanti n'est pas atteint ?
- Le SLA prévoit en principe une grille de pénalités ou de crédits de service, généralement graduée selon l'écart constaté entre le taux réel et le taux garanti, dans la limite d'un plafond global applicable sur la période de référence.
- Une pénalité de SLA peut-elle être contestée en justice ?
- Oui : les pénalités prévues par un SLA relèvent du régime des clauses pénales. Un juge peut réviser une pénalité manifestement excessive ou, à l'inverse, manifestement dérisoire par rapport au préjudice réellement subi, en application de l'article 1231-5 du Code civil.
- Une maintenance planifiée compte-t-elle comme une indisponibilité ?
- En principe non, à condition d'être expressément exclue du calcul du taux de disponibilité et annoncée au client dans un délai de prévenance déterminé. Une exclusion trop large ou imprécise de la notion de maintenance viderait cependant l'engagement de disponibilité de sa portée réelle.
Modèles associés
Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 29 août 2026
- Pays
- FR
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.