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Le contrat API organise l'accès commercial à une interface de programmation applicative (API), en contrepartie d'un engagement contractuel du fournisseur sur un niveau de service et un support déterminés. Il se distingue de simples conditions d'utilisation d'API (CGU API), qui régissent un accès généralement gratuit ou freemium de manière unilatérale : le contrat API est un accord négocié entre deux parties, qui engage le fournisseur sur des obligations précises (disponibilité, support, évolution de version) en échange d'un paiement. Ce contrat relève du droit commun des contrats (articles 1101 et suivants du Code civil) et s'analyse en un contrat de prestation de service continue. Son enjeu principal réside dans la précision de l'engagement de service (SLA) et dans la gestion des évolutions de version de l'API dans le temps : une API commerciale évolue, et le client qui a construit une intégration technique autour d'une version donnée doit être protégé contre une rupture de compatibilité imprévue. Par ailleurs, dès lors que l'API transmet des données à caractère personnel, le RGPD s'applique et impose, selon le rôle de chaque partie, la conclusion d'un accord de traitement des données distinct. Quand l'utiliser : lorsqu'un fournisseur commercialise l'accès à une API avec un engagement contractuel de niveau de service — API de données, API de paiement, API d'intégration métier — facturée à l'abonnement, à l'usage ou au forfait, par opposition à un simple accès gratuit régi par des CGU unilatérales. Parties : le fournisseur de l'API, responsable de son développement, de son hébergement et de son évolution, et le client, qui intègre l'API dans ses propres produits ou processus métier moyennant rémunération. Clauses essentielles : la description technique et fonctionnelle précise de l'API et de sa documentation ; les conditions d'accès (clés d'authentification, environnements de test et de production) ; le niveau de service (SLA), fixant un taux de disponibilité garanti et des délais d'intervention en cas d'incident ; les limites de volumétrie et le régime applicable en cas de dépassement ; la politique de versioning et le préavis contractuel avant dépréciation d'une version, garantissant au client une visibilité suffisante pour adapter son intégration ; les conditions tarifaires (abonnement, facturation à l'usage, ou modèle hybride) ; la propriété intellectuelle de l'API et des données transmises, en distinguant les données du client de celles générées par le fournisseur ; la limitation de responsabilité du fournisseur ; et les conditions de résiliation, incluant un préavis suffisant pour permettre au client de migrer vers une solution alternative. Erreurs à éviter : conclure un contrat API sans SLA chiffré et mesurable, ce qui prive le client de tout recours concret en cas d'indisponibilité prolongée affectant son propre service ; omettre une politique de versioning claire avec préavis de dépréciation, ce qui expose le client à des ruptures de compatibilité imprévues et coûteuses ; confondre contrat API commercial et simples CGU unilatérales lorsque l'accès est en réalité facturé avec un engagement de service ; et négliger la clause de réversibilité en fin de contrat, en particulier lorsque l'API constitue un composant critique de l'infrastructure du client.
Nom ou raison sociale du fournisseur
Numéro SIREN du fournisseur
Adresse du fournisseur
Nom ou raison sociale du client
Numéro SIREN du client
Adresse du client
Nom de l'API
Description technique et fonctionnelle de l'API
Taux de disponibilité garanti (SLA, en %)
Délai d'intervention en cas d'incident
Limite de volumétrie contractuelle (nombre d'appels)
Délai de préavis avant dépréciation d'une version
Prix ou modalités de facturation de l'accès à l'API
Durée du contrat
Préavis de résiliation
Date de signature du contrat