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Certyneo

Modèle de contrat d'hébergement gratuit

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

Le contrat d'hébergement organise la mise à disposition, par un hébergeur, d'une infrastructure technique (serveurs, espace de stockage, bande passante) permettant à un client d'héberger un site internet, une application ou tout autre contenu numérique. Il se distingue du contrat SaaS, qui porte sur la mise à disposition d'un logiciel applicatif complet et fonctionnel, en ce qu'il porte principalement sur l'infrastructure technique sous-jacente : le client reste responsable du contenu et du logiciel qu'il héberge, l'hébergeur garantissant la disponibilité, la sécurité et la maintenance de l'infrastructure. Ce contrat relève du droit commun des contrats (articles 1101 et suivants du Code civil) et s'analyse en un contrat de prestation de service continue. Il emporte également des obligations spécifiques au statut d'hébergeur au sens de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN, loi n° 2004-575 du 21 juin 2004) : l'hébergeur bénéficie d'un régime de responsabilité limitée pour les contenus qu'il héberge pour le compte de tiers, sous réserve de retirer promptement tout contenu manifestement illicite dont il aurait connaissance. Par ailleurs, dès lors que des données à caractère personnel sont hébergées, le RGPD s'applique et impose la conclusion d'un accord de traitement des données (DPA), l'hébergeur agissant généralement en qualité de sous-traitant au sens du règlement. Quand l'utiliser : pour tout hébergeur qui met à disposition d'un client une infrastructure technique (hébergement mutualisé, dédié, virtuel privé ou cloud) destinée à héberger un site, une application ou des données, indépendamment du logiciel applicatif lui-même qui reste sous la responsabilité du client. Parties : l'hébergeur, qui met à disposition et exploite l'infrastructure technique, et le client, qui y héberge son propre contenu, site ou application. Clauses essentielles : la description précise de l'infrastructure fournie (type d'hébergement, ressources allouées, localisation des serveurs) ; le niveau de service (SLA), fixant un taux de disponibilité garanti et les modalités de support technique ; la politique de sauvegarde des données, précisant la fréquence des sauvegardes et les modalités de restauration en cas d'incident ; les conditions de sécurité de l'infrastructure (protection contre les intrusions, mises à jour de sécurité) ; le régime de responsabilité de l'hébergeur au titre de la LCEN pour les contenus hébergés pour le compte du client ; le renvoi vers un accord de traitement des données (DPA) distinct conforme au RGPD dès lors que des données personnelles sont hébergées ; les conditions tarifaires et de facturation ; et les conditions de résiliation et de réversibilité, organisant la récupération des données du client en fin de contrat. Erreurs à éviter : rédiger un contrat d'hébergement sans préciser la politique de sauvegarde (fréquence, durée de rétention, modalités de restauration), ce qui expose le client à une perte de données irréversible en cas d'incident ; omettre le renvoi vers un DPA distinct alors que des données personnelles sont hébergées, ce qui constitue un manquement au RGPD ; confondre le régime de responsabilité de l'hébergeur au titre de la LCEN, limité pour les contenus tiers, avec une garantie générale de bon fonctionnement de l'infrastructure ; et ne pas prévoir de clause de réversibilité en fin de contrat, laissant le client sans garantie de récupération de ses données en cas de changement d'hébergeur.

Informations à personnaliser

  • Nom ou raison sociale de l'hébergeur

  • Numéro SIREN de l'hébergeur

  • Adresse de l'hébergeur

  • Nom ou raison sociale du client

  • Numéro SIREN du client

  • Adresse du client

  • Type d'hébergement

    Mutualisé, dédié, serveur privé virtuel (VPS), cloud.

  • Ressources techniques allouées

    Espace de stockage, bande passante, capacité de calcul.

  • Localisation des serveurs

  • Taux de disponibilité garanti (SLA, en %)

  • Politique de sauvegarde (fréquence, rétention)

  • Prix de l'hébergement

  • Périodicité de facturation

  • Durée du contrat

  • Délai de restitution des données en fin de contrat

  • Date de signature du contrat

Personnalisez votre modèle

Mutualisé, dédié, serveur privé virtuel (VPS), cloud.

Espace de stockage, bande passante, capacité de calcul.

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Quelle différence entre un contrat d'hébergement et un contrat SaaS ?
Le contrat d'hébergement porte sur l'infrastructure technique (serveurs, stockage, bande passante) mise à disposition du client, qui reste responsable du contenu et du logiciel qu'il héberge. Le contrat SaaS porte, lui, sur la mise à disposition d'un logiciel applicatif complet et fonctionnel.
Quelle est la responsabilité de l'hébergeur pour le contenu hébergé ?
En application de la LCEN, l'hébergeur bénéficie d'un régime de responsabilité limitée : il ne peut être tenu responsable des contenus hébergés pour le compte du client que s'il en avait effectivement connaissance et n'a pas agi promptement pour les retirer une fois leur caractère manifestement illicite signalé.
Le contrat d'hébergement doit-il prévoir une politique de sauvegarde ?
Oui, c'est une clause essentielle : elle doit préciser la fréquence des sauvegardes, leur durée de rétention et les modalités de restauration en cas d'incident, afin que le client sache précisément ce qui est garanti et ce qui reste de sa responsabilité.
Un DPA est-il nécessaire pour un contrat d'hébergement ?
Oui, dès lors que des données à caractère personnel sont hébergées, un accord de traitement des données (DPA) distinct doit être conclu, l'hébergeur agissant généralement en qualité de sous-traitant au sens du RGPD.
Que se passe-t-il si l'hébergeur ne respecte pas son engagement de disponibilité (SLA) ?
Les conséquences d'un manquement au SLA (pénalités, avoirs, compensation) doivent être précisées dans le contrat ou une annexe SLA dédiée. Sans engagement chiffré et mesurable, le client ne dispose d'aucun recours concret en cas d'indisponibilité.
Comment récupérer ses données en fin de contrat d'hébergement ?
Le contrat doit prévoir une clause de réversibilité précisant le délai et les modalités de restitution des données du client avant leur suppression définitive par l'hébergeur, afin d'éviter toute perte de données lors d'un changement de prestataire.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
29 août 2026
Pays
FR
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.