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eIDAS · Certificat qualifié

Certificat de signature électronique : qui le délivre, ce qu'il coûte, comment l'obtenir

Un certificat de signature électronique est votre pièce d'identité numérique : il rattache une signature à une personne précise, et c'est lui, et non l'outil de signature, que les administrations contrôlent. Cette page dit qui a le droit de le délivrer, comment vérifier qu'un prestataire est réellement habilité, ce que coûtent les deux modèles du marché, et dans quels cas vous n'avez besoin d'aucun certificat.

Certificat et niveau de signature : deux choses différentes

La confusion est constante, y compris dans les offres commerciales. Le niveau — simple, avancée, qualifiée — décrit le procédé de signature et les garanties qu'il apporte. Le certificat, lui, décrit qui signe : c'est un fichier nominatif, délivré après vérification d'identité, qui lie une clé cryptographique à une personne physique.

Les deux se rencontrent sur un point précis : une signature avancée devient « qualifiée » au sens du règlement eIDAS lorsqu'elle repose sur un certificat qualifié. C'est cette combinaison, et elle seule, que le Guichet unique de l'INPI ou un acheteur public exigent. Un procédé techniquement solide adossé à un certificat non qualifié ne passe pas.

Qui a le droit d'en délivrer un

Pas n'importe quel éditeur de logiciel. Un certificat qualifié ne peut venir que d'un prestataire de services de confiance qualifié, audité et inscrit sur la liste de confiance publiée par son État membre au titre de l'article 22 du règlement eIDAS.

  • La liste est publique et consultable : chaque pays de l'Union publie sa liste de confiance, agrégée au niveau européen. Un prestataire y figure avec le statut « granted » pour chacun des services qu'il est habilité à rendre.
  • Le statut se lit service par service, pas entreprise par entreprise. Un même prestataire peut être qualifié pour l'horodatage et pas pour la délivrance de certificats de signature. Un service retiré apparaît « withdrawn » et ne prouve plus rien.
  • Un revendeur n'est pas un prestataire qualifié. Beaucoup de plateformes de signature s'appuient sur un prestataire tiers : ce qui compte est le nom qui figure dans le certificat délivré, pas celui de l'interface que vous utilisez.

Avant d'acheter, demandez le nom du prestataire qui émet réellement le certificat, puis vérifiez son statut sur la liste de confiance. C'est un contrôle de deux minutes qui évite un dépôt refusé.

De quel certificat avez-vous besoin ?

L'exigence dépend de la démarche, pas de votre statut ni de la taille de l'entreprise. Dans deux cas fréquents, la réponse est : d'aucun.

Certificat exigé selon la démarche, avec la voie gratuite et la voie payante
DémarcheCe qui est exigéComment y répondre
Création d'entreprise au Guichet uniqueAucun certificatUne case à cocher suffit : la signature est dite simple. Rien à acheter.
Modification, cessation, dépôt des comptesCertificat qualifiéFranceConnect+ s'y substitue gratuitement ; sinon, un certificat qualifié.
Réponse à un marché publicCertificat qualifié eIDAS, ou conforme au référentiel général de sécuritéVérifiez le règlement de la consultation : c'est lui qui fixe le niveau attendu.
Contrat commercial, devis, bail, mandatAucun certificat qualifié exigéLe niveau simple ou avancé suffit à la loi ; le qualifié reste possible pour un acte à fort enjeu.

Aucun texte n'impose le niveau qualifié à un contrat entre entreprises. Il inverse la charge de la preuve en cas de litige, ce qui peut le justifier sur un acte lourd — mais l'acheter par précaution sur un devis courant est une dépense sans contrepartie.

Ce qu'un certificat coûte réellement

Deux modèles coexistent, et l'écart de prix entre eux est d'un ordre de grandeur selon la fréquence à laquelle vous signez.

Les deux modèles d'accès à un certificat qualifié, et le seuil de rentabilité de chacun
ModèleComment ça marcheRentable quand
Certificat nominatif, par abonnementUne autorité de certification vous délivre un certificat valable un à trois ans, parfois sur un support physique, après vérification d'identité.Vous signez régulièrement : marchés publics à répétition, dépôts fréquents, plusieurs mandataires.
Certificat émis à l'acte, au moment de la signatureLe prestataire qualifié vérifie votre identité à distance et émet un certificat pour cette signature-là. Rien à installer, aucun support à recevoir.Vous signez ponctuellement : une modification de statuts, une cessation, un acte isolé.

Chez Certyneo, la seconde voie est facturée 9,90 € par signature, sans abonnement ni engagement, depuis n'importe quel forfait — y compris le forfait gratuit. Pour une formalité accomplie une fois par mandat, c'est l'écart entre une dizaine d'euros et un abonnement annuel que vous n'utiliserez pas.

Obtenir un certificat qualifié, étape par étape

  1. 1

    Établissez le niveau réellement exigé

    Relisez la démarche : le portail, le règlement de consultation ou le texte applicable indique le niveau attendu. C'est l'étape qui évite d'acheter un certificat inutile — ou d'en acheter un trop faible.

  2. 2

    Vérifiez que votre pièce d'identité est couverte

    La vérification d'identité à distance ne couvre pas tous les documents. Ce qui décide, c'est le pays qui a délivré votre pièce, pas votre pays de résidence. Contrôlez ce point avant de payer : c'est la cause d'abandon la plus fréquente, et elle survient après le règlement.

  3. 3

    Contrôlez la qualification du prestataire

    Demandez qui émet le certificat, puis vérifiez que ce prestataire figure bien avec le statut « granted » sur la liste de confiance européenne pour le service concerné.

  4. 4

    Passez la vérification d'identité

    Selon la voie choisie, elle se fait à distance en quelques minutes, ou en face-à-face pour un certificat sur support physique. C'est le seul moment un peu long du parcours.

  5. 5

    Signez, puis conservez la preuve

    Le document signé embarque le certificat et l'horodatage. Conservez le fichier original : c'est lui qui fait foi, pas une impression ni une capture d'écran.

Les cas où vous n'avez besoin d'aucun certificat

Créer une entreprise n'en demande aucun : le Guichet unique se contente d'une case à cocher. Modifier ou cesser une activité en demande un, sauf si vous disposez de FranceConnect+ — en pratique l'Identité Numérique La Poste — dont l'authentification renforcée se substitue à l'obligation de signature et ne coûte rien. Et pour un contrat entre entreprises, aucun texte n'impose le niveau qualifié.

Autrement dit : la question utile n'est pas « où acheter un certificat » mais « ma démarche en exige-t-elle un ». Dans une majorité de cas, la réponse est non.

Questions fréquentes sur le certificat de signature électronique

Comment obtenir un certificat de signature électronique ?
Auprès d'un prestataire de services de confiance qualifié, après une vérification d'identité. Deux voies : un certificat nominatif par abonnement, délivré pour un à trois ans, ou un certificat émis à l'acte au moment de la signature. La seconde ne demande ni installation ni support physique et convient aux démarches ponctuelles.
Peut-on obtenir un certificat de signature électronique gratuitement ?
Pas un certificat qualifié : sa délivrance suppose une vérification d'identité et un prestataire audité, ce qui a un coût. En revanche, la démarche qui vous amène ici est peut-être gratuite : une création d'entreprise n'exige aucun certificat, et une modification ou une cessation peut se signer sans frais via FranceConnect+.
Quelle différence entre un certificat et une signature qualifiée ?
Le certificat identifie le signataire ; la signature qualifiée est le résultat obtenu quand un procédé de signature avancée s'appuie sur un certificat qualifié. On ne peut donc pas produire une signature qualifiée sans certificat qualifié, mais on peut détenir un certificat et l'employer dans un procédé qui n'atteint pas ce niveau.
Faut-il une clé USB ou un support physique ?
Plus nécessairement. Le support physique reste utilisé par les certificats nominatifs de longue durée, mais un certificat émis à l'acte est créé puis utilisé pendant la cérémonie de signature, sans matériel à recevoir ni logiciel à installer.
Combien de temps un certificat est-il valable ?
Un certificat nominatif est généralement délivré pour un à trois ans selon le prestataire, et doit être renouvelé ensuite. Un certificat émis à l'acte ne se renouvelle pas : il vaut pour la signature qu'il a servi à produire, et le document signé reste vérifiable au-delà grâce à l'horodatage.
Comment vérifier qu'un prestataire est réellement qualifié ?
En consultant la liste de confiance européenne, où chaque État membre publie ses prestataires et le statut de chacun de leurs services. Cherchez le service concerné — délivrance de certificats qualifiés de signature — et le statut « granted ». Un service « withdrawn », ou la seule mention « conforme eIDAS » sur une page commerciale, ne prouvent rien.
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Une signature qualifiée, sans abonnement

Certificat émis par un prestataire qualifié au moment de la signature, facturé à l'acte, depuis n'importe quel forfait.