Aller au contenu principal
Certyneo

Modèle de reconnaissance de dette (Suisse)

Gratuit
Modifiable
Signature électronique

Présentation

La reconnaissance de dette est l'acte par lequel une personne (le débiteur) déclare devoir une somme d'argent déterminée à une autre personne (le créancier). En droit suisse, elle trouve son fondement à l'article 17 du Code des obligations (CO), qui consacre la reconnaissance de dette dite « abstraite » : sa validité n'est pas subordonnée à l'énonciation de la cause de l'obligation (le motif pour lequel la dette est due). Le débiteur qui signe une reconnaissance de dette ne peut, en principe, se libérer qu'en prouvant que la cause indiquée, ou l'absence de cause, entache l'obligation d'un vice (par exemple un vice du consentement). Un effet procédural spécifique au droit suisse : la reconnaissance de dette n'est pas qu'un document probatoire ordinaire, elle a une portée procédurale particulièrement importante en matière de poursuite pour dettes. Conformément à l'article 82 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP), si le débiteur fait opposition au commandement de payer notifié par l'office des poursuites, le créancier titulaire d'une reconnaissance de dette signée par le débiteur peut requérir du juge la mainlevée provisoire de l'opposition — une procédure rapide qui permet, sauf si le débiteur rend immédiatement vraisemblable sa libération, de poursuivre l'exécution forcée sans devoir engager un procès ordinaire long sur le fond de la créance. Ce mécanisme n'a pas d'équivalent aussi direct en droit français et constitue l'un des intérêts pratiques majeurs de disposer d'une reconnaissance de dette écrite et signée en Suisse. Conditions de validité pour la mainlevée provisoire : pour produire cet effet procédural, la reconnaissance de dette doit mentionner un montant déterminé et exigible, être signée de la main du débiteur (ou par signature électronique qualifiée reconnue équivalente selon la loi sur la signature électronique, SCSE), et être produite en original ou en copie légalisée devant le juge de la mainlevée. Quand l'utiliser : pour formaliser une dette existante entre particuliers ou entre une entreprise et un particulier (solde de prêt, facture impayée reconnue, dette née d'un accord amiable), notamment lorsque le créancier souhaite se ménager une preuve solide et un accès facilité à la procédure de poursuite en cas de non-paiement. Clauses essentielles : l'identification précise du débiteur et du créancier, le montant exact de la dette reconnue, la cause de la dette (recommandée pour la clarté du dossier même si non exigée par l'art. 17 CO), l'échéance de paiement, les intérêts éventuels, et la mention expresse de reconnaissance ferme et inconditionnelle du montant dû. Erreurs à éviter : rédiger une reconnaissance imprécise sur le montant (un montant conditionnel ou non chiffré ne permet pas la mainlevée provisoire), omettre la signature manuscrite ou électronique qualifiée du débiteur, et confondre reconnaissance de dette avec simple lettre d'intention ou promesse de payer non ferme, qui n'offre pas le même effet procédural devant le juge de la mainlevée.

Informations à personnaliser

  • Nom du débiteur

  • Adresse du débiteur

  • Nom du créancier

  • Adresse du créancier

  • Montant de la dette reconnue (CHF)

  • Cause de la dette (recommandé, non obligatoire)

  • Date d'échéance du paiement

  • Taux d'intérêt en cas de retard

    Taux légal de 5% l'an par défaut (art. 104 CO).

  • Date de signature

Personnalisez votre modèle

Taux légal de 5% l'an par défaut (art. 104 CO).

Destinataire de la signature

Questions fréquentes

Une reconnaissance de dette doit-elle préciser la cause de la dette ?
Non, ce n'est pas une condition de validité en droit suisse : l'article 17 CO consacre la reconnaissance de dette abstraite, valable même sans énonciation de sa cause. Mentionner la cause reste toutefois recommandé pour la clarté du dossier.
Quel est l'intérêt spécifique d'une reconnaissance de dette en Suisse ?
Elle permet, en cas de non-paiement et de poursuite engagée, de requérir la mainlevée provisoire de l'opposition du débiteur devant le juge (art. 82 LP) — une procédure rapide qui évite au créancier d'engager un procès ordinaire complet pour faire constater sa créance.
Quelles sont les conditions pour que la reconnaissance permette la mainlevée provisoire ?
Elle doit porter sur un montant déterminé et exigible, et être signée par le débiteur (signature manuscrite ou électronique qualifiée reconnue équivalente selon la SCSE). Un montant imprécis ou conditionnel ne permet pas la mainlevée provisoire.
Le débiteur peut-il encore contester la dette après avoir signé ?
Oui, mais la charge de la preuve s'inverse en sa défaveur : il doit alors démontrer que la cause de l'obligation, ou son absence, entache la dette d'un vice (par exemple un vice du consentement), pour se libérer.
Une reconnaissance de dette équivaut-elle à un contrat de prêt ?
Non, ce sont deux documents distincts. Le contrat de prêt organise les modalités d'un prêt à venir ou en cours (art. 312 ss. CO), tandis que la reconnaissance de dette constate une dette déjà existante, souvent utilisée en complément d'un prêt ou d'une facture impayée reconnue.

Modèles associés

Informations sur ce modèle

Dernière mise à jour
31 août 2026
Pays
CH
Mention légale
Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.