Promesse d'achat immobilière — Québec
Présentation
La promesse d'achat est le document par lequel un acheteur potentiel manifeste par écrit son intention ferme d'acquérir un immeuble, à un prix et selon des conditions déterminées, et la soumet à l'acceptation du vendeur. Il s'agit de la terminologie standard employée au Québec pour l'avant-contrat immobilier — à ne pas confondre avec le « compromis de vente » utilisé en France, qui désigne un mécanisme voisin mais distinct dans sa dénomination et certains effets juridiques. Au Québec, la promesse d'achat, une fois acceptée par le vendeur, vaut vente dès lors que les parties conviennent du bien et du prix, sous réserve des conditions dont l'acte est assorti (article 1710 du Code civil du Québec). Quand l'utiliser : dès qu'un acheteur souhaite formaliser une offre d'achat sur un immeuble résidentiel ou commercial, généralement après une visite, et avant la signature de l'acte de vente notarié qui officialisera le transfert de propriété. Parties : le promettant-acheteur (celui qui formule la promesse) et le vendeur, dont l'acceptation de la promesse, sans modification, forme en principe un accord ferme entre les parties. Conditions courantes : la promesse d'achat est fréquemment assortie de conditions suspensives, notamment l'obtention d'un financement hypothécaire, une inspection préachat satisfaisante, la vente préalable de la propriété actuelle de l'acheteur, ou encore la vérification de la conformité de l'immeuble aux règlements municipaux. Ces conditions, et les délais impartis pour les réaliser, doivent être précisément décrits. Acompte : la promesse d'achat est habituellement accompagnée d'un dépôt (acompte) remis au vendeur ou conservé en fidéicommis, à valoir sur le prix de vente, dont le sort en cas de non-réalisation d'une condition doit être clairement défini. Rôle du notaire : contrairement à certains systèmes où l'avant-contrat est reçu par un professionnel chargé de vérifier les titres, au Québec c'est l'acte de vente final, reçu par un notaire, qui officialise le transfert de propriété et procède à la publication au Registre foncier. La promesse d'achat elle-même précède cette étape et n'est généralement pas notariée. Erreurs à éviter : omettre de préciser un délai raisonnable pour la réalisation de chaque condition suspensive (financement, inspection) ; ne pas prévoir le sort de l'acompte en cas de non-réalisation d'une condition ; confondre la promesse d'achat québécoise avec le compromis de vente français, dont certains mécanismes (délai de rétractation, notariat systématique de l'avant-contrat) diffèrent ; omettre la déclaration du vendeur relative à l'état de l'immeuble.
Informations à personnaliser
Nom du promettant-acheteur
Adresse de l'acheteur
Nom du vendeur
Adresse du vendeur
Désignation de l'immeuble (adresse, cadastre, superficie)
Prix offert
Montant de l'acompte remis avec la promesse
Conditions suspensives (financement, inspection, vente préalable, etc.)
Délai pour la réalisation des conditions
Date prévue de prise de possession
Délai de validité de la promesse (avant expiration si non acceptée)
Date de signature de la promesse
Personnalisez votre modèle
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- Quelle différence entre une promesse d'achat et un compromis de vente ?
- La promesse d'achat est la terminologie et le mécanisme utilisés au Québec pour l'avant-contrat immobilier, régie par le Code civil du Québec. Le compromis de vente est un terme et un régime distincts propres au droit français. Bien que les deux jouent un rôle voisin, leur dénomination et certains de leurs effets juridiques diffèrent — ne pas les confondre.
- La promesse d'achat acceptée vaut-elle vente ?
- Oui, en principe : selon l'article 1710 du Code civil du Québec, l'acceptation de la promesse d'achat par le vendeur, sans modification, vaut vente entre les parties, sous réserve de la réalisation des conditions suspensives dont l'acte est assorti (financement, inspection, etc.).
- Qu'advient-il de l'acompte si une condition n'est pas réalisée ?
- En principe, l'acompte est remis au promettant-acheteur si une condition suspensive (financement, inspection, vente préalable de sa propriété) n'est pas réalisée dans le délai prévu, sauf entente contraire entre les parties précisée dans la promesse elle-même.
- Faut-il un notaire pour signer la promesse d'achat ?
- Non, la promesse d'achat elle-même n'est généralement pas notariée. C'est l'acte de vente final, qui officialise le transfert de propriété et sa publication au Registre foncier, qui doit obligatoirement être reçu par un notaire au Québec.
- Quelles conditions suspensives sont les plus courantes ?
- L'obtention d'un financement hypothécaire, une inspection préachat satisfaisante, la vente préalable de la propriété actuelle de l'acheteur, et la vérification de la conformité de l'immeuble aux règlements municipaux sont les conditions les plus fréquemment utilisées.
- La promesse d'achat a-t-elle une durée de validité ?
- Oui, elle est habituellement assortie d'un délai précis au-delà duquel, faute d'acceptation par le vendeur, elle devient caduque de plein droit. Ce délai doit être clairement indiqué dans le document.
Modèles associés
Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 31 août 2026
- Pays
- CA
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. La promesse d'achat immobilière au Québec est un document juridiquement engageant régi par le Code civil du Québec : dans la pratique courante, les courtiers immobiliers titulaires d'un permis OACIQ utilisent des formulaires standardisés (notamment via Centris) pour ce type de document. Ce modèle constitue une base de rédaction et ne dispense pas d'une vérification par un notaire ou un professionnel du droit avant signature, notamment sur les conditions suspensives et les délais applicables.