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Réglementation

Dépôt de garantie locatif : calcul et restitution légale

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Dépôt de garantie locatif : calcul et restitution légale

Le dépôt de garantie constitue l'une des sommes les plus encadrées dans le cadre d'un bail locatif. Encadré par la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, dite loi Mermaz, il fait pourtant l'objet de nombreux litiges entre bailleurs et locataires, notamment lors de la restitution en fin de bail. Comprendre les règles précises de calcul, de conservation et de restitution est essentiel pour sécuriser la relation locative et éviter les contentieux devant la commission départementale de conciliation ou le juge des contentieux de la protection.

Le montant du dépôt de garantie est strictement plafonné par la loi et dépend du type de location :

  • Location vide (résidence principale) : le dépôt est limité à un mois de loyer hors charges, conformément à l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi MOLLE de 2009.
  • Location meublée (résidence principale) : depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, le dépôt est plafonné à deux mois de loyer hors charges (article 25-6 de la loi de 1989).
  • Location saisonnière ou mobilité : pas de plafond légal pour la location saisonnière ; aucun dépôt ne peut être exigé pour un bail mobilité (article 25-14).

Le dépôt doit être versé à la signature du bail et son montant figurer expressément dans le contrat. Attention : si le loyer est payable d'avance pour une période supérieure à deux mois, aucun dépôt de garantie ne peut être exigé du locataire.

Délais de restitution après l'état des lieux

La restitution du dépôt est encadrée par des délais stricts depuis la loi ALUR :

  • 1 mois maximum si l'état des lieux de sortie est conforme à l'état des lieux d'entrée ;
  • 2 mois maximum si des dégradations ou manquements sont constatés.

Ces délais courent à compter de la remise des clés au bailleur ou à son mandataire. En copropriété, le bailleur peut conserver une provision de 20% maximum du dépôt jusqu'à l'arrêté annuel des comptes de la copropriété, afin d'apurer les éventuelles régularisations de charges.

En cas de retard de restitution, le dépôt est majoré de 10% du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé, pénalité automatique prévue à l'article 22 de la loi de 1989.

Retenues autorisées sur le dépôt

Le bailleur ne peut opérer des retenues que sur présentation de justificatifs : devis, factures, constats d'huissier ou photos annexées à l'état des lieux. Sont notamment justifiables :

  • les réparations locatives non effectuées (décret n°87-712 du 26 août 1987) ;
  • les loyers et charges impayés ;
  • les dégradations dépassant la vétusté normale ;
  • les régularisations de charges.

La vétusté, définie comme l'usure normale liée au temps, ne peut jamais être facturée au locataire. Depuis la loi ALUR, bailleur et locataire peuvent convenir d'une grille de vétusté annexée au bail pour objectiver les retenues.

Recours en cas de litige

En cas de désaccord, le locataire doit d'abord adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. À défaut d'accord amiable, il peut saisir gratuitement la commission départementale de conciliation (CDC), puis à défaut le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. L'action se prescrit par 3 ans à compter de l'exigibilité de la restitution (article 7-1 de la loi de 1989).

Conclusion

Maîtriser le régime du dépôt de garantie sécurise la relation bailleur-locataire. Une documentation rigoureuse (état des lieux détaillé, photos, grille de vétusté, justificatifs de travaux) reste la meilleure protection contre les litiges et garantit une restitution conforme au cadre légal.

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