Modèle : contrat de formation professionnelle (Québec)
Présentation
Le contrat de formation professionnelle encadre la relation entre un organisme de formation (ou un formateur indépendant) et une personne physique ou une entreprise cliente au Québec. Il relève de la liberté contractuelle du Code civil du Québec (CCQ, notamment les règles générales des obligations, art. 1425 et suivants), sans régime spécifique équivalent au Code du travail français ou aux mécanismes du CPF/OPCO. Ce modèle n'est pas une traduction du droit français : le Québec n'impose pas de formalisme légal particulier au contrat de formation entre un organisme et un apprenant individuel, mais certains employeurs sont assujettis à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre (dite « loi du 1 % »), qui leur impose de consacrer une part de leur masse salariale à la formation ou de verser une cotisation — une obligation distincte du présent contrat, à vérifier séparément par l'employeur concerné. Quand l'utiliser : pour toute prestation de formation rémunérée, en présentiel ou à distance, dispensée par un organisme ou un formateur indépendant à une personne ou à une entreprise, qu'il s'agisse d'une formation ponctuelle ou d'un programme structuré sur plusieurs séances. Parties : l'organisme ou le formateur (prestataire), et le client, qui peut être la personne apprenante elle-même ou l'entreprise qui inscrit ses employés. Clauses essentielles : la description précise du contenu et des objectifs pédagogiques de la formation, la durée et les modalités (présentiel, à distance, hybride), le calendrier des séances, le prix et les modalités de paiement, les conditions d'annulation ou de report par l'une ou l'autre partie, les modalités d'évaluation ou d'attestation de suivi le cas échéant, et le régime de propriété intellectuelle sur le matériel pédagogique fourni (le matériel reste en principe la propriété de l'organisme, sauf cession expresse, conformément à la Loi sur le droit d'auteur fédérale). Protection du consommateur : lorsque le client est un consommateur au sens de la Loi sur la protection du consommateur du Québec (LPC) — c'est-à-dire une personne physique qui acquiert la formation à des fins personnelles plutôt que pour les besoins de son entreprise —, certaines règles protectrices peuvent s'appliquer (notamment en matière de représentations et de résolution du contrat) ; il est prudent, dans ce cas, de rédiger des clauses d'annulation claires et raisonnables plutôt que strictement à sens unique en faveur de l'organisme. Erreurs à éviter : omettre de préciser si le contrat porte sur une obligation de moyens (dispenser la formation avec diligence) ou une obligation de résultat (atteinte d'une certification), ce qui est rarement le cas et source de litige en cas d'échec de l'apprenant ; négliger la clause de propriété intellectuelle sur le matériel pédagogique, alors que les supports de cours sont protégés par le droit d'auteur fédéral ; et prévoir des pénalités d'annulation disproportionnées lorsque le client est un consommateur, ce qui expose à une contestation au titre de la LPC.
Informations à personnaliser
Nom ou raison sociale de l'organisme de formation
Adresse de l'organisme
Nom du client (particulier ou entreprise)
Adresse du client
Intitulé de la formation
Objectifs pédagogiques
Modalités (présentiel, à distance, hybride)
Durée et calendrier des séances
Prix total de la formation (CAD)
Modalités de paiement
Conditions d'annulation ou de report
Une attestation de suivi ou de réussite est-elle délivrée ?
Date de signature du contrat
Personnalisez votre modèle
Destinataire de la signature
Questions fréquentes
- Le contrat de formation professionnelle est-il encadré par une loi spécifique au Québec ?
- Pas de régime légal spécifique comparable au droit français : la relation relève de la liberté contractuelle du Code civil du Québec. Certains employeurs sont par ailleurs assujettis à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre (loi du 1 %), qui concerne leur masse salariale et non ce contrat lui-même.
- La Loi sur la protection du consommateur s'applique-t-elle à ce contrat ?
- Oui, lorsque le client est un consommateur au sens de la LPC, c'est-à-dire une personne physique qui suit la formation à des fins personnelles. Dans ce cas, les clauses d'annulation et de représentation doivent rester raisonnables et conformes à la loi.
- Qui est propriétaire du matériel pédagogique remis à l'apprenant ?
- Sauf cession expresse, le matériel pédagogique reste la propriété de l'organisme de formation, protégé par la Loi sur le droit d'auteur fédérale. Le client dispose généralement d'un simple droit d'usage personnel.
- L'organisme garantit-il la réussite ou la certification de l'apprenant ?
- Non, sauf clause contraire expresse : l'obligation de l'organisme est en principe une obligation de moyens (dispenser la formation avec diligence), et non une obligation de résultat garantissant l'obtention d'une certification.
- Le contrat doit-il être écrit ?
- Rien n'impose légalement l'écrit pour ce type de contrat au Québec, mais il est fortement recommandé afin de fixer clairement le contenu, le prix, le calendrier et les conditions d'annulation, et d'éviter tout litige sur la portée de l'engagement.
- Que se passe-t-il en cas d'annulation par le client ?
- Les conditions convenues au contrat s'appliquent. Lorsque le client est un consommateur, ces conditions doivent demeurer raisonnables et ne peuvent priver le client des droits que lui reconnaît la Loi sur la protection du consommateur.
Modèles associés
Informations sur ce modèle
- Dernière mise à jour
- 31 août 2026
- Pays
- CA
- Mention légale
- Ce modèle est fourni à titre indicatif et doit être adapté à votre situation. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.